‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 42 sur 47 · A LA CASCADE · texte numérisé non relu

A LA CASCADE

!Ej8T-ce ici lelîèu dont le paisible om.

brage tn'îÀs^ii^ôit àe si doux fràfispoïtsl JBst-ce là le rbcih'er coiifert â* épaisses broussailles à trayers lesquelles se préci- . pitoit cette source pure et profonde 1 ' Au Tîéu de Ponde limpide qui tomboit en bouillonnant, sûr la pierre blanche d'ééumè, jé'n'e vois' plus qu'une colonne dô glacé suspendue à la cime ëlevée du ro* cher.

(Qu'ils sont trîsifes ces rameaux dépouillés qUi naguère s ibrmoient une voûte verdoyante, bïi se ^jouoient les zéphyrs sur les fleurs et dabs le ^euiflage doucement agité î

D'une clarté fugitive et légère frappant four à 'tour le flot, l'écumte, la mousse^ l'arbrisseau , "si le soleil pénétroit cet' ombrage 'touffu , c'étoît comme Péclair perce, la nuit sombre. -^ Hélas ! il n'est plus lef

ao8 A LA CASCADE.

beau feuillage , sa dépouille froide et solitaire , la -voilà.

Consolez -TOUS y belles naïades» bientôt le printemps sera de retour , bientôt il vous rendra ces berceaux de verdure. Cett6 urne fermée trop long- temps ne tardera plus à répandre ici la fraîcheur de son onde.

Alors daignez encore me recevoir sous votre pmbre hospitalière , où nul soin n*osoît me poursuivre , riante cascade , jeunes arbrisseaux , et toi y lit délicieux , dont la mousse fine et tendre plairoit à la volupté même.

Du sein des vallons, du sommet des collines , de l'obscurité des forêts , de Pémail brillant. des prés, de la plus modeste fleur du printemps , je sens passer alors dans mon amé un ravissement inexprimable. , . .

Et pourroîs-je envier le sort dçs rois , lorsqu'à mes côtés l'onde fraiche du ruisseau caresse ici le large flacon rempli jusqu*au bord d'un vin généreux : .

A I.A CASCADE. âOÇ

Lorsque cette douce solitude m*inspire quelque heureuse chanson , quelque chanson dont l'innocente' joie puisse remplir encore le cœur de nos derniers neveux ! *

* Cette pièce et la saiyante sont dans Toriginal en stances , en vers blancs.

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