‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 6 sur 47 · I.XyB.B PHsEMMER · texte numérisé non relu

I.XyB.B PHsEMMER

père ! Il ihouniAy lovsqiieijéiiSeposofts encore danis le seîa detniaraiere^ Tousles îour» ma>;mere yisîtoit lef cyprès que les berjgers aTdieott plantas autour de ^ontoinbeau ; feoùs; les (iouts ; «Ue y. ^Ikfit pleurer ^ et c'estiBur ,la)tK^l>e; de mon père qu'elle n'a) sâse a» flndnclei • » A cea mot* ^ le vieillard se levé , se prêtcîpi^e ;en/;treixiblant' au 'cou r<de, Philis. JV3)a fille y dit-il^ jefi balbudiai^t <,,askf ma chère fille i et) il retoilaibe isans fproe s^mj? âou si^ge. ll/leve^en «oUpjlvant, |efl(yeuit;au ciel; il psend; la . u^aim^ de la ieuue li^gere : on voi^ qtt?uùe joie mêlée de tristesse l'empécfae ide pairlear. Daplbnis et oit ravi de ce spec* itftcte; il court chercher une corbeille pleijie àe~ ^cftisfiméi , d'amandes y d'oranges et de pommef « IL ^ë^are pour son père, et pour ea J'hiU* ce xepaa champêtre. Il «aute ^ il chante , en^ «Uaiil chercher les . fruits ; ' U ne sait comment, eaqirimér sa Joie. Ah I DaphUis i di8oi^il y ah ! quel est ton bo»iieurî Kon y il: n?est point de mortel aussi ifortuné que toi! £& parlant ainsi , U £ait

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pUcér Philis à ^:^é 4« -vieillard ; et se mmI arèc empreescment à c6té d'elle. >

Hélas ! dans quelle félicité , dit alors M vieillard ) s'écouloient lès aimées pendant lesqneHes je jouissois de Pamidé de Paiemoii! Quelle sincérité! qil elle vertu !,.;i Il étoit pauvre , et cependant il sou^geôit riiidîgent. Aiictiii pasteur ne faisoit ^us de sacrifices aim dieux ; et si son troupeau s'augmentoit , c'étoh souvent pkr les défis qu'on lui foisôit pour le «hant , et dans lesquels il àvoit toujours? l'avantage ; car personne ne ohantoit si bien que lui ^ Lf droiture étoit empreinte sur son ^ont;t on lisoit dans ses yeuxr ïe tâlme de, soii ame ; et cette douce tranquillité né ie quittoit jamais y pas même dans Padvwaisék Jamais il ne répandoit des larmes que^pouf rinfortune des autres ; et il ne se plaignoit de sa pauvreté j q»è lorsqu'elle J»empê«choit de secourir les malhetireux. Tel étoit Palémon , telles étaient ses vertus. Il tnotfcrut, hélas! il mourut dans ,l»été de sefc jours. Toute la contrée fut en proie à la

tristesse , chacun avoit perdu son meilleur ami ! Jamais on n'avoît ru dans le canton autant de bergers rassembles ^ que le jour qu'on déposa son urne sur la petite colline qui est située près de sa cabane* Tous se rangèrent tristement autour de ses cen* dres ; chacun enfonça dans la terre un rameau de cyprès autour de sa tombe ; et Pali , qui les bénit , les fit croître pour former un bois qui le couvre de son om* bre. Je possède encore une coupe qu*il a gagnée au combat du chant y et dont il m'a fait présent. "La fougère et le char-* don étoile couronnent cette coupe ^ et , pat l'art du sculpteur ^ un serpent qui s'entortille autour , se redresse et mord le b<>rcl du rase , pour en former l'anse. Hélas !

cette coupe , que )e ne remplis que dans les jours les plus solemnels , entretient le tourenir de mon meilleur ami !

Ainsi parla le vieillard. Daphnis et Philis l'écoutoient avec attendrissement. Le soir vint enfin , et Philis fut obligée de les quitter. Le vieillard la baisa tendre-

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plus agrëablet et pi as Taries que ceux du rossignol! C*est Méftalque qui chante y Ménalque qui à toujours remporté le prix.

Oui) lorsque. )é chante , les jeunes bergères s'arrêtent souvent auprès de moi; elles disent i Ménalque! ah que tu chantes bien ! Mais , charmalite Daphnë , si tu t'arrétois quelque jour , si tu disois aussi : Ménalque ! ah que tu chantes bien!. ...» «

Alexis chàntd ensuite^

» Je sais une bergëre.qui n'a encore vu que seise étés. l^Uë est petite p sa taille est fine , sa chevelure est brune f son front égale la blancheur de la neige. Ses yeux lancent des regards pleine de feu | sa boudie sourit arec grâce. Mais où es^tu maintenant^ jeune bergère 1 sur quelles fleurs bondis-tu, comme un tendre agneaul dapa quel lieu folâtres - tu , côitime tu fis dahà cfttve «Dirée d'autotainé^ où je fîia bièsaé d6 tés traltftt Ah ciier t«fantl .^ • . i^

tXT&E PREMIBR, 5^

HÉNALQUE.

n Q^e les oiseaux se taisent dans les lieux où Daphnë , aux yeux noirs , fait entendre ses chants! que les doux zéphyrs Toltigent sans cesse dans les lieux où son pied mignon foule Therbe tendre et les fleurs ! que le trèfle y croisse ! que son trou» "^eau y trbuye les meilleurs pâturages ! »

'■■-" ^"'' A'LÉ'klS. ■ ^

» Tous les soirs jje fais traverser le ruisseau à mon troupeau ^ afin qu'il s'y bpgne ; et mes, brelîis sont , blanches comme les çygjnes du ,^euTe. Je f uia jeune et beau ; tu et jeune et belle | à bergère ^ folâtre ! w j ,

MÈNALQUE.

^. V Çonun^ les do|t]ç ^p|iyr9 da soir #^en;ii.^9upein^t ces ,«i^ulçs 1 conune U Iv^ .^lencieuse s'aya^ce! 6 i^es cheyres ((Bt,^e^;m,^<^is,! lier grynpez pas sur ces t^r49 .esçsxpés ; Toici dn . pevpUer , ypici

du lierre : la rive poiirroit 8*ëcroiiIer ions yos pas, »

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