‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 5 sur 47 · BAFHNZ · texte numérisé non relu

BAFHNZ

tant^ fixoit les yeux sur son père v et pleia^ de rayissemeut , il regardoit avec quelle attention , avec quelle bonté , le vieillard avoit les yeux attachés sur sa chère Philis$ tantôt il regardoit la bergère y et rioit d^ son air timide. Il la conduit auprès d,^ vieillard y il baise tendrement la main de son père. Viens y Philis ! dit-il y baise aussi la main du meillrur des pères; et Philis baisa la main du père de Dapbnis.

Cependant le vieillard , en silence , ne cessoit de la considérer attentivement; eûr fin il s*écrie y en poussant un profond soupir: Ah ! quels traits mes yeux découvrent sur ton visage ingénu ! Ah ma fille ! ce iK)nt là tous les traits de Palémon } Oui y ce sont les traits du plus sincère des amis i c^est ainsi que sa bouche soiirioit dans sa jeunesse. Il mourut , hélas ! et la moitié de mon bonheur fut enseveli avec lui!

Ah ! ma chère enfant ! parle y réponds*moi donc ; es-tu la fille de Palémon !

Je suis, reprit Philis ^je suis la, fille d9 Palémon. Hélas 1 mes yeux n'ont jamais vu

Page 1