SCENE VIII
ivAXDRE seuL
CRUELLES gens sorft-ce là! Je n*en puis revenir. Je souhaite que tout ceci ne soit qu^un rêve. Mais je vois venir un homme dçnt Paspect m'inspire de la vénération.
ÉVANDRE, un SAVANT.
iVANDRE.
XJis-MOiy mon ami, si je dors ou si je veille. Ton air respectable me fait espérer de trouver en toi un homme sensé.
LE SAYAKT.
Vous ne vous trompez pas, mon prince.
PASTORALE. 5l
Je possède la clef de toutes les sciences.
Tous ceux qui profitent de mes leçons , deviennent les plus sayans des hommes.
ÉYANDRE.
Que je suis charmé de t'avoir trouvé !
Tu connois donc la manière de cultiver les champs et les plantes %
LE SAVANT
Non y mon prince.
1ÈYANDB.E.
Tu sais la façon de soigner les troupeaux et de guérir leurs maladies ?
LE SAVANT
Je ne la sais pas non plus.
ivANDRE.
Tu ne connois donc pas la vertu des simples "i
LE SAVANT
Non.
iVANDRE.
Peut-être t*e8-tu dévoué aux muses y et
5a i VA N D R E y
composes-tu ces beaux ouvrages qui charment et délassent Tesprit des hommes "i
lE SAVANT.
Moi , poëte ? Que les dieux m'en préservent !
Tu m'étonnes ! Tu sais du moins ce qui est bon et utile à tes concitoyens , ce qu*ils doivent fuir ou pratiquer pour être heureux ?
lE SAVANT.
Je ne me suis point amusé à ces bagatelles.
EVANDRE
Il faut donc que tu saches quelque chose qui vaille mieux que tout cela ?