‹ ŒuvresChapitre 8 sur 67 · MI ION · texte numérisé non relu

MI ION

Restez donc seuls. ( 27 s'en va* ) SCENE V.

ALCIMNBy éVANDRE.

ALCIMNE.

ËsT-iL enfin parti, ce babillard? {ElU regarde de tous cétés.yOvà ; mais dût -il tn'écouter eiicore derrière ce boisson , je

l4 ivANDRE)

ne t*eii ounirai pas moins mon cœnr ^ mon bien -aimé. J^avois, je t'asajure, autant d'impatience de te revoir y qu'en a une jeune serine de revoir ses petits y lorsqu'un méchant enfant l'a surprise et la retient dans ses mains. Il a beau la caresser , elle est inconsolable , et elle épie le moment oà elle pourra s'échapper. Elle ne regagne pas son nid avec plus d'empressement que j'en ai eu à courir vers toi y et à me dérober à Milon , qui vouloit m'ar?

réter.

^TANDRE.

O ma bien -aimée ! qu'un amour aussi tendre me rend heureux ! Tout à l'heure en passant près d'un rosier, j'y ai cueilli ces roses. Leurs boutons se touchoient et fleurissoient ensemble. Unies de la sorte , elles répandent , elles confondent leurs doux parfums ; elles seront encore unies ^ même en se flétrissant. Place , ma bienaimée , place sur ton sein cette image fidèle de notre amour.

ALCIMNE.

Oui y sans doute , je vais la placer sur

PASTORALB. l5

mon sein. Vois comme elles sont belles!

C'est ainsi que notre union nous embellit.

ivANDRE.

C'est ainsi que nous passerons nos jours.

Ils seront charmans comme le parfum de ces roses.

ALCIMN.E.

Gomme elles, nos cœurs unis s'épanouiront ensemble. Mais, dis- moi , m'as -tu attendue long-temps 1

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