‹ uvres des deux CorneilleChapitre 14 sur 433 · ACTE I, SCKNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCKNE I

Don Rodrigue et don Sanc-hc à IVnvi font paroitro

Le beau iVii qu'en leurs Cdurs ses boaulés ont fait nait

Ce nVsl pas que Cliiini-ne ctoulc leurs soupirs,

Ou d'un regard propice anime leurs désirs;

An contraire, pour tous dedans rindiflérence.

Elle n ôte ù pas un ni donne l'espérance ;

Et, sans les voir d'un œil trop sévère, ou trop don»,

C'est de votre seul choix qu'elle attend un époux.

LE COMTE

Elle est dans le devoir ; tous deux sont dignes d'elle. Tous deux formés d'un sang noble, vaillant, fidèle, Jeunes, mais qui font lire aisémeiU dans leurs yeu» L'éclatante vertu de leuis braves aïeux. Don Rodrigue surtout n'a trait en son visage Qui d'un homme de cœur ne soit la haute image; Et sort d'une maison si féconde en guerriers, Qu'ils y prennent naissance au milieu des laurier» i La valeur de son père, en son temps sans pareille. Tant qu'a duré sa force, a passé pour merveille- Ses rides sur sou frout ont gravé ses exploits *,

Don Rodrigue surtout o'a trait en son visage, Qui d'un hoNime (li> rœur ne soit la haute irnage, El sort d'une maison si ft'cunde en guerniTs, Qu'ils j prennent naissance au milieu des laurien. La valeur de son père, en son temps sans pareilla, Tant qu'a dure sa force, a passé pour merveille. Ses rides fxir ton Tront ont grave ses exploits, Rt nous disent enoor ce qu'il fut autrefois. Je me promets du fils ce que j'ai vu du père ; Et ma lille, rn un mot, peut l'aiiDcr et me |dair«. Il alloil au conseil, dont l'heure qui prcssoil A tranche ce discours qu'à peine il commcni;oit; Mais à ce peu de mol» je crois que sa pensée Entre vos deux amants n'est pas fort l>alancée. Le roi doit a (on lils élire uo gouverneur. Et c'est lui que regarde un tel degré d'hnunear. Ce choix o'c>t pas douteux, et s» rare vaillance He peut souffrir i|u'on craigne aucune concurnncfc Comme ses hauts exploits le rendent sans égal, Dans un etpoir si juste tl sera sans rival : El puisque don Rodrigue a résolu son père Au sortir du conseil a proposer l'affaire, * Je TOUS laisse a juger s'il prendra bien sou tempt. Et si tout vos di-sirs s<Tonl LienlAl conleuts. Racine, dans tes PImt leurs, a parodié ce veri :

Ses rides sur ioo front gravoient tous tes exploita.

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