‹ uvres des deux CorneilleChapitre 143 sur 433 · ACTE 11, SCKNEi · texte numérisé non relu

ACTE 11, SCKNEi

Vous la replonRorcz, eu qiiiUaiit cot ompire, Dans les maux dont à pt'iiu' oncore elli' respire, Kl de ce peu, s«MRiicur, qui lui roslo de s.uig, Une puorro nouM'lle épuisera son (lauc.

Que l'amour du pays, que la pilié vous tuurhe; Votre Rome à (^eiioux vous parle par ma bouche. Considéroz le pri\ que vous avez coûté : Non pas qu'elle nous croie avoir trop aclieté. Des maux qu'elle a soufferts elle est trop bien payée; Mais une juste peui' tient son âme effrayée : Si, jaloux de son heur, et las de comiuauder, Vous lui rendez un bien qi^ elle ne peut garder, S'il lui faut à re prix en aelieter un autre, Si vous ne préfi-rez son intérêt au vôtre, Si ce funeste don la met au désespoir, Je n'ose dire ici ce que j'ose prévoir. Conser\e7.-vous, seigneur, en lui laissant un maître* Sous qui sou \v,ù bonheur eommeuce de renaître; Et, pour mieux assurer le bien commun de tous, L>onuet un successeur qui soit digne de vous.

ACGCSTE.

N'en délibérons plus, cette pitié l'emporte.

Mou repos m'est bien cher, mais Home est la plus forte;

Et, quelque grand maliieur qui m'en puisse arriver,

Je consens à me perdre aiin de la sauver.

Pour ma tranquilHté mon cœur en vain soupire :

Ciuiia, jKir vos conseils je retiendrai l'empire;

Mais je le retiendrai pour vous en faire part.

Je vois trop que \os cieurs n'ont point pour moi de fard

Et que ehaeuii de vous, dans l'avis qu'il me donne,

Regarde seulement l'état et ma personne;

Votre amour en tous deux fait ce comba^ d'esprits.

Et vous allez tous deux en recevoir le prix ;

M.ixime, je vous fais gouverneur de Sicile';

Allez doiu)er nus lois à ce terroir fertile :

S<jii|;t'z que c'est pour moi que vous gouvernerez.

' Tàt. CcnierTez-TotM, Mipiiriir, en conservant on maître.

* C«la oV<t |>at >laii< l'hisloirv. Ko t'ircl, c'eût l'té plutôt im exil qn'uaa r*coni;>'nse; uo procuii»ulal en Sicile etl une punition pour iia fa%ori qui tnI HêCer a Eooie et i la cuur avec un grand crédit. (Voilaire.J

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Et que je répondrai de ce que vous forez. Pour épouse, Cimia, je vous donne lùnilie; Vous savez qu'elle lient la place de Julie, Et que, si nos malheurs et la néecssilé M'ont fait traiter son père avec sévérité. Mon épargne depuis en sa faveur ouverte Doit avoir adouci l'aigreur de celte perte. Voyez-la de ma part, lâchez de la gagner : Vous n'êtes point pour elle un homme à dédaign«r| De l'offre de vos vœux elle sera ravie '. idieu : j'en veux porter la nouvelle à Livie.

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