SCÈNE VII. — MAXIME, ««i
Désespéré, confus, Et digne, s'il se peut, d'un plus cruel refus. Que résous-tu, Maxime? ot quoi est le supplice Que ta vertu prépare à ton vain artifice? Aucune illusion ne te doit plus llatter; F.milie en mourant \a tout faire éclater; Sur un même écbafaud la porte de sa vie Étalera sa gloire et ton ignominie, Et sa mort va laisser à la postérité L'infàme souvenir de ta déloyauté.
Un inome jour l'a \u, par ime fausse; adresse, Traliir ton sou\eraiu. Ion ami, Ui mailrcsso,
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Sans qiifi ilo tant de droits ou un jour violés, Sans que de deii'x amants au tyran immolés, I! fo lesle aucun fiuit que la honte et la rage Qu'un remords inulile allume en Ion couraî^e. /
Euphorbe, c'est l'effet de les làcJics conseils; Mais que peul-on attendre enfin de tes pareils? Jamais un affranchi n'est qu'un eschivc infâme; Bien qu'il chanjje d'état, il ne change point d'àiiMt La tienne, encor servile, avec la liberté N'a pu prendre un rayon de générosité : Tu m'as fait relever une injuste puissance; Tu m'as fait démentir rhonnenr de ma naissance î Mon cœur te résistoit, et tu l'as combattu Jusqu'à ce que ta fourbe aiî souillé sa vertu *. Il m'en coûte la vie, il m'en coûte la gloire, Et j'ai tout mérité pour l'avoir voulu croire; Mais les dieux permetlroiit à mes ressenti meiiis De te sacrifier aux yeux des deux amants. Et j'ose m'assurer qu'en dépit de mon crime Mon sang leur servira d'assez pure victime, Si dans le tien mon bras, justement irrité, Peut laver le forfait de t'avoir écouté.