‹ uvres des deux CorneilleChapitre 182 sur 433 · PAL LIN E · texte numérisé non relu

PAL LIN E

II est toujours aimable, et je suis toujours femme; Dans le pouvoir sur moi que ses regards ont eu Je n'ose m'assurer de toute ma vertu.

Je ne le verrai point.

FÉLIX

Il faut le voir, ma Olle, Ou tu trahis ton père et toute ta fanrflle.

PAULINE

C'est à moi d'obéir, puisque vous commandez; Uais voyez les périls où vous me hasardez.

FÉLIX

Ta vertu m'est connue.

* Ccit bien U \e en de l'amour daDi toute sa TÏTacit^, l'elTroi d'on cœor dé- <kM de let bleuurei, et qui n'a gagoé sur sa Taiblesse que de savoir la rraiiw en; on ne *oit pai que U tendresse de Pauline pour ton mari ait encore n-usa 4 U ratiorer; cependant, lorsque le danger de Poljeucte l'anime à employer kxu Ici mo>en> pour le sauver, aucune des expretsioni de l'amour n'est trop UêU pour elle :

Ne dëtesp'^re pas une Ame qui t'adore,

in dlV-«Ile. C'est de même avrc une vélicmence trop fraoche que Cbimf-ne de» maade an roi U mort île ce Kudngue i|ue, dans la scène suivante, elle ne son* |cn plos qu'a aimer ; et quoique l'otyeucte voit, avec te Ciil, la pioce ou Cor» Miila • le plus baliili>ro>'at mêlé let diverses a!T<'Cliont du cœur, on vuit que^ daa* le partage qu'il Tait entre l'amour et le devoir, (|uaad il s'aiinnue a peindra Tu de ce* Mnlimenti, il ne peut t'cmpécber de trop oubHer l'autre.

(GuiioL)

PAULINE

Elle vaincra sans débite ; Ce n'ost pas le succès que mon âme redoute. Je crains ce dur combat et ces troubles puissants Que fait déjà chez moi la révolte des sens : Mais, puisqu'il faut combattre un ennemi que j'aime^ Souffrez que je me puisse armer contre moi-même, Et qu'un peu de loisir me prépare à le voir.

FÉi.IX.

Jusqu'au-devant des murs je vais le recevoir;

Rappelle cependant tes forces étonnées,

Et songe qu'en tes mains tu tiens nos destinée».

PAULINE

Oui, je vais de nouveau domter mes sentiments Pour servir de Tictime à vos commandements.

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