SCÈNE IV. — FÉLIX, ALBIN, PAULINE, STRATONICli
FÉLIX
Albin, en est-ce fait?
ALBIN
Oui, seigneur ; et Néarque a payé son forfait.
FÉLIX
Et notre Polyeucte a vu trancher sa vie?
ALBIN
Il l'a vu, mais, hélas ! avec un œil d'envie.
Il brûle de le suivre, au lieu de reculer ;
EX son cœur s'affermit, au lieu de s'ébranler.
PAULINE
Je VOUS le disois bien. Encore un coup, mon père, Si jamais mon respect a pu vous satisfaire, S V0U8 l'avet prisé, si vous l'avez chéri...
FÉLIX
Youi aimez trop, Pauline, un indigne mari.
PAULINE
Je l'ai de votre main : mon amour est sans crime,
D est de votre choix la glorieuse estime;
Et j'ai, pour l'accepter, éteint le plus beau feu
Qui d'une âme bien née ait mérité l'aveu.
Au nom de cette aveugle et prompte obéissance
Que j'ai toujours l'cndue aux lois de la naissance,
Si vous avez pu tout sur moi, sur mon amour.
Que je puisse sur vous quelque chose à mon lourf