‹ uvres des deux CorneilleChapitre 195 sur 433 · SCÈNE IV. — FÉLIX, ALBIN, PAULINE, STRATONICli · texte numérisé non relu

SCÈNE IV. — FÉLIX, ALBIN, PAULINE, STRATONICli

FÉLIX

Albin, en est-ce fait?

ALBIN

Oui, seigneur ; et Néarque a payé son forfait.

FÉLIX

Et notre Polyeucte a vu trancher sa vie?

ALBIN

Il l'a vu, mais, hélas ! avec un œil d'envie.

Il brûle de le suivre, au lieu de reculer ;

EX son cœur s'affermit, au lieu de s'ébranler.

PAULINE

Je VOUS le disois bien. Encore un coup, mon père, Si jamais mon respect a pu vous satisfaire, S V0U8 l'avet prisé, si vous l'avez chéri...

FÉLIX

Youi aimez trop, Pauline, un indigne mari.

PAULINE

Je l'ai de votre main : mon amour est sans crime,

D est de votre choix la glorieuse estime;

Et j'ai, pour l'accepter, éteint le plus beau feu

Qui d'une âme bien née ait mérité l'aveu.

Au nom de cette aveugle et prompte obéissance

Que j'ai toujours l'cndue aux lois de la naissance,

Si vous avez pu tout sur moi, sur mon amour.

Que je puisse sur vous quelque chose à mon lourf

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