‹ uvres des deux CorneilleChapitre 205 sur 433 · ACTE IV, SCKM: V · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCKM: V

/:;ssont de voire hymen honoré mes services,

J<- n'aurois adoré que l'irliil do vos yeux,

J <'o aurais fait mes rois, j'en aurois fait mes dieux;

l'.i m'auroit mis en pouilic. on nrauioil mis en cendre,

Avant que...

PAILINE.

Brisons là; je crains de trop entendre, Il que celle chaleur, qui sent vos premiers feux, ^^- pousse qnel(jnt' snile indigne de tous (Kux. Sévère, connoissez Pauline tout entière.

Mon Polyeucle louche à son heure dernière; l'our achever de vivre il n'a |)his qu'un moment; Vous en êtes la cause, cncor quinnocemmcnl. Je ne sais si votre ànie, à vos désirs ouverte, Auroit osé former quelque espoir sur sa perle : Mais sachez qu'il n'est point de si. cruels trépas Où d'un front assui é je ne porte mes pas, On'il n'est point aux enfers d'horreurs que je n'endure, riulôl que de souiller une gloire si pure, ijne d'épouser un homme, après son triste sort, "ni de quelque façon soit cause de sa mort : ['A, si vous me croyez d'une àme si peu saine, L'amour ({ue j'eus pour vous tourneroit tout en liaine Vous êtes généreux ; soyez-le jusqu'au bout. Mua père est en étal de vous accorder lout ; il vous crainl; et j"a\2:ice encor celte parole, Que, s'il perd mon époux, c'est à vous qu'il Tiiuntole. Sauvez ce malheureux, employez-vous pour lui ; Faites-vous un effort pour lui servir d'appui. Je sais que c'est beaucoup que ce que je «lemande; Mais plus l'effort est grand, plus la gloire en est grand» Conserver un rival dont vous êtes jaloux, C'est un trait de vertu qui n'appartient cprà vous; El si ce n'est assez de votre renoimnée. C'est beaucoup qu'une femme, autrefois tant aimée El <lont l'amour peut-être encor vous peut loucher, D«)i\e à votre giaiid cœur ce qu'elle a de plus cher : Souvenez-vous euGn que vous êtes Sévère. Al <Mi. Ré9)lvez seul ce que vous devez faire; Si vous n'êtes pas tel que je l'ose espérer, P)nr vous priser encor je le veux ignorer.

m POI.Yl'LCTE.

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