‹ uvres des deux CorneilleChapitre 204 sur 433 · SCÈNE V. — SÉVÈRE , PAULINE , FABIA · texte numérisé non relu

SCÈNE V. — SÉVÈRE , PAULINE , FABIA

SÉVÈRE

Dans mon étoniiement, Je suis confus pour lui de son aveuglement; Sa résolution a si peu de pareilles, Qu'à peine je me fie encore à mes oreilles. Un cœur qui vous chérit, (mais quel cœur assez bas Auroit pu vous connoître et ne vous chérir pas? ) Un homme aimé de vous, sitôt qu'il vous possède, Snns regret il vous quitte : il fait plus, il vous cède; El. comme si vos feux étoient un don fatal, li en fait un présent lui-même à son rival! Certes, ou les Chrétiens ont d'étranges manies, (hi leurs félicités doivent être infinies. Puisque, pour y prétendre, ils osent rejeter Ce que de tout l'empire il faudroit acheter, l'our moi, si mes destins, un peu plus tût propices,

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