I.E COMTi
Les exemples vivants ont bien plus de pouvoir'; In prince dans un livre appiend mal son devoir. Et, qu'a fait, après tout, ce grand nombre d'année!^ yne ne puisse égalei' une de mes journées? bi vous lûtes vaillant, je le suis aujourd'hui;
' Va». Voui o'avoz qu'une fille, cl moi je n'ai qu'un fils;
Leur h)in«-n |irut noui reoilre ■ jamuiii pins qu'ami* i Pjil<-s-nnu> (l'Ile grAcf, el l'acccplez jriinr (.Tmlre.
'Tau. a lie plus liauU |iarli> ce beau lits ilnil prétendre.
* Tar. Le* exetiiplet vivaBU wat d'an autre pouvoir.
52 LE Cil).
Et ce bras du royaumo est le plus forme appui. Grcnado cl l'Aragon trcniblenl quand ce for brille; Mo» nom sorl de rempart à toute In Caslillc : Sans moi, vous passeriez bientôt sous d'uulrcs lois, Et vous auriez bientôt vos ennemis pour rois. Chaque jour, chaque instant, pour lehausser ma gloire. Met lauriers sur lauriers, victoire sur victoire ! Le prince à mes côlés foroit dans les combats L'essai de son courage à l'ombre do mon bras; Il apprendroit à vaincn; en me regardant faire; Et, pour répondre en hâte à son grand caractèi-e. Il verroit...
D. DIÈGUE
Je le sais, vous servez bien le roi.
Je vous ai vu combattre et coFumander sous moi : Quand l'âge dans mes nerfs a fait couler sa glace, Votre rare valeur a bien rempli ma place : EnGn, pour épargner les discours superflus, Vous êtes aujourd'hui ce qu'autrefois je fus. Vous voyez toutefois qu'en celte concurrence Un monarque entre nous met quelque différence.
LE COMTE
Ce que je méritois vous l'avez emporté.
D. DIÈGUE
Qui l'a gagné sur vous l'avoit mieux mérité.
LE COMTE
Qui peut mieux l'exercer en est bien le plus digne
D. DIÈGUE
En être refusé n'en est pas un bon signe-
LE COMTE
Vous l'avez eu par brigue, étant vieux courtisan.
D. DIÈGUE
L'éclat de mes hauts faits fut mon seul partisan.
LE COMTE
Parlons-en mieux, le roi fait honneur à votre âge.
D. DIÈGLE.
Le roi, quand il en fait, le mesure au courage.
LE COMTE
Et par là cet honneur n'étoit dû qu'à mon bras.
D. DIÈGUE
Qui n'a pu l'obtenir ne le méritoil pas.