‹ uvres des deux CorneilleChapitre 23 sur 433 · ACTE l, M:KNh VI · texte numérisé non relu

ACTE l, M:KNh VI

LE COMTE

He le méntoil pas! Mui?

D. DIÏGDE.

Vous.

LE COMTE

Ton impudenoe, Téméraire vieillard, aura sa récoinppiise.

(Il lui doone un iooflM'.) D. DIÈGUE, mdUnt l'epëe i la maio.

Achève, et prends ma vie après un tel affront, Le premier doni ma race au vu rougir son froot.

LE COMTt.

Et, que penses-lu faire avec iant de foiblesse:

D. DiÈGcE.

0 Dieu ! ma force usée en ce besoin rm; laisse!

LF. COMTE.

Ton épée est à moi; mais tu serois trop vain, Si ce hontcus trophée avoit chargé ma main. Adieu. Fais lire au prince, en dépit de l'euvie, Pour son instruction l'histoire de ta vie; D'un insolent discours ce juste châtiment Ne lui servira pas d'un petit ornement.

* Tollairc fait une siogulicre remarque iur le sonnet que le comte de Gofinaf donne i don Dingue. < Go ne dooDerait pai aujourd'hui, dit-il, un soufflet ior la joue d'un b>TOS : leB acteurs mime sont Ires-embarrassés à donner ce soufflet ; ils font le semblant. >

Un soufnet ne peut-il pas être le résultat d'une querelle entre deux personne* illustres?... Le geste, à la vérité, n'est pas noble ; l'outrage est avilissant ; roait quand il en résulte, comme dans le Cid, un eOTet terrible, il est ennobli, il devient ihéiiral et tragique. Un soufflet est Tavant-eoureur du «ang qui doit coulei pour l'expier, suivant les maximes inexorables du point d'buDncur reçues dans le monde et au ibëdlre. Lorsqu'on entre bien dans l'intérèl du Cid, on ne peol •'emp<°c'ier de frémir de cet emportement du comte de Gormas, en songeant aux suites qu'il doit avoir. (Geoffroy.) — A toutes les représentations que j'ai ▼nés. j ai toujours trouvé que ce soufflet donné sur la joue de don Diégue n'avait jamais été donné franchement par le comédien qui le donne, ni reçu atiei hani bernent par le comédien qui le reçoit. Tous les comédiens à qui j'ai m iooer le rôle du comte donnaient ce soufflet d'un air embarrassé et timide; iU paraïuaienl honteux de cet excès du grand Corneille, et ils avaient l'air d'en demander pardon an public. Il me semble, sauf meilleur avis, que ce soufflet, ^i va #ire toute une grande ira'.-édie, ne peut être donné avec trop de hardiesse M d'iiis'li'cio-. Plus ce vieillard ta être outragé, plus la vengeance du Cid wra Irjinj |iii' Il faut que le soufDet de Corneille soit donné et reçu i U hce d l'/'i!, iiuoo voaa ea taitea usa iaj*r« vulgaire el qui perd beaucoup d« •00 l'rix. (Jale* Jaaia.)

!î4 LE ClU.

D. DIÈGUL.

Kpargnos-tii mon sang?

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