‹ uvres des deux CorneilleChapitre 227 sur 433 · T2<5 REMERCIEMENT A MAZARIN · texte numérisé non relu

T2<5 REMERCIEMENT A MAZARIN

Et ce feu qui sans nous pousse les plus heureux e nous explique pas lout ce qu'il fait pai i-ux. Quand j'ai peint uu Horace, un Auguste, un Pompée, Assez heiM-euseinent ma muse s'est tronip;';' ; Puisque, sans le savoir, avecque leur portrait Elle tiroit du lien uu admirable trait. Leurs plus hautes vertus qu'étale mon ouvrage N'y font que piendre un rang pour former ton image. Quand j'aurai peint encor tous ces vieux conquérante Les Scipions vainqueurs, et les Gâtons mourants, Les Pauls, les Fabiens; alors de tous ensemble On en verra sortir un tout qui te ressemble; Et l'on rassemblera de leurs pompeux débris Ton âme et ton courage, épars dans mes écrits. Souffre donc que pour guide au travail qui me re«'n J'ajoute ton exemple à cette ardeur céleste, Et que de tes vertus le portrait sans égal S'achève de ma main sur son original; Que j'étudie en toi ces sentiments illustres Qu'a conservés ton sang à travers tant de lustre». Et que le ciel propice, et les destins amis De tes fameux Romains en ton âme ont transraia. Alors, de tes couleurs peignant leurs aventurer. J'en porterai si haut les brillantes peintures. Que ta Rome elle-même, admirant mes travauz. N'en reconnoîtra plus les vieux originaux, Et se plaindra de moi de voir sur eux gravées Les vertus qu'à toi seul elle avoit réservées; Cependant qu'à l'éclat de tes propres clartés Tu te reconnoîtras sous des noms empruntés.

Mais ne te lasse point d'illuminer mon âme, Ni de prêter ta vie à conduire ma flamme; Et, de ces grands soucis que tu prends pour moa rci. Daigne encor quelquefois descendre Jusqu'à moi. Délasse en mes écrits ta noble inquiétude; Et tandis que, sur elle appliquant mon étude, J'emploîrai, pour te plaire, et pour te divertir. Les talents que le ciel m'a voulu départir, Hcçois, avec les vœux de mon obéissance, v'es vers précipités par ma reconnoissance. Limpatient transport de mou ressentiment N'a pu pour' les polir m'accorder un moment. L'i'ils ont moins de douceur, ils en ont plus de zèjej Leur rudesse est le sceau d'une ardeur plus fidèle s Et ta bonté verra dans leur témérité, %vec moins d'ornements plus de sincérité.

PERSONNAGES

JtTLRS.CK<:*n.

MARCAfiTOI.MB.

Lf.PIDE.

CORN'^LIB, fpmme de Pompée.

PTOLÉMftP., roi d'ÉpTple.

CLÈOI'ATRK. iiHur .le Plolemée.

PHOTIN, rhef lu ...nspil d Éçrpte.

ACHILLaS, I tcnant-fïpnéral dos année* da roi d'Egypte.

SEPTIMP., tntiun rninain, à la solde du roi d'Egypte. CIIABMION, 'lame d'hoDoeur de CléopàUe.

ACHORfti:. (•cii>pr <1e Cléopâlre.

PHILIPCK. jifranihi de Pompée. Troupe de Hum vins.

TiouPE dÉgtptiei»».

L\ scène est à Alexandrie, dans le palais de Ptolémée.

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