SCÈNE IV. - PTOLÉMÉE , PHOTIN
PTOLÉMÉE
Que dites-vous, ami, de celte âme orgueilleuse?
PnOTIN.
Sire, cette surprise est pour moi merveilleuse; Je n'en sais que penser, et mon cœur étonné D'un secret que jamais il n'auroit soupc;onné, Inconstant et confus dans son incertitude. Ne se résout à rien qu'avec inquiétude.
ptoliImée.
Sauverons- nous Pompée?
rilOTIN.
11 faudroit faire effort.
Si nous l'avions sauvé, pour conclure sa mort. Cléopatre vous hait : elle est fiire, elle est helic. Et si l'heureux César a de l'amour pour elle, La tête de Pompée est l'unique présent Qui vous fasse contre elle un rempart suffisant
338 LA M()!;T ï)K POMPÉE.
l'TOLÉMKE.
Ce dangereux esprit a beaucoup d'art ili<^e.
PnOTIN,
Son artifice est peu contre un si yraiid service,
l'TOLÉMÉi;,
Mais si, tout grand qu'il est, il cède à ses appas?
l'HOTIN.
Il la faudra flatter : mais ne m'en croyez pas; Et, pour mieux empêcher qu'elle ne vous upprinnej. Consultez-en encore Achillas et Scptiine.
PTOLÉMKE.
Allons docc les voir faire, et moulons à la tour; Et nous en résoudrons ensemble à leur retour.
FIN DU Pr.EilllER ACTE.