ACTE III, SCÈNE m. S
Où wo<i plus dangerom et plus rimikIs adversaires,
Silol «juiis soiil va'iicus, ne sont plus que mes frère»;
Kl mou aniMlion ne va qu'à les forrer,
Aviuil douité leur haine, n vivre et in'enibrasser.
U lomliien dallégresse une si triste t;uerre
Autoil-t>lle laissé dessus toute la terre.
Si l'on voyoit marcher dessus un même rhar,
Vauiqueurs de leur discorde, et l'ompée et César!
Voilà ces prands mallieurs que erait^uoit votre zèle.
0 crainte ridicule autant que criri;inelle!
Vous Cl aignez ma démence I ah ! n'ayez plus ce soia^
Souhaittz-la plutôt, vous en avez besoin.
Si je u'avois égard qu'aux lois de la justice,
Je m'apaiserois Rome avec votre supplice,
Sans que ni vos respects, ni votre repentir.
Ni votre dignité, vous pussent garantir;
Votre tronc lui-même eu seroit le théâtre :
Hais voulant ép«rgner le sang de Cléo[iàtre,
J'impute à vos ilatteurs toute la trahison,
Et je veux voir comment vous m'en ferez raison;
Suivant les sentiments dont vous serez capable
Je saurai vous tenir innocent ou coupable.
Cependant à Pompée élevez des autels ;
Rcudez-lui les honneurs (|u'on rend aux immortels^
Par un prompt sacriûce expiez tous vos crimes;
Et surtout pensez bien au choix de vos victimes.
Allez* y donner ordre, et me laissez ici
Elotrelcuir les miens sur quelque autre souci.