‹ uvres des deux CorneilleChapitre 248 sur 433 · ACHILLAS · texte numérisé non relu

ACHILLAS

Kous pouvons beaucoup, sire, en l'état où nous sommiasu A deux milles d'ici vous avez six mille hommes, Qi/e depuis quelques jours, craignant des remûments, Je faisois tenir prêts à tous événements; Quelques soins qu'ait César, sa prudence est déçue (iette ville a sous terre une i\ecréle issue. Par où fort aisément on les peut cette nuit Jusque dans le palais introduire sans bruit : Car contre sa fortune aller à force ouverte. Ce seroit trop courir vous-même à votre perts.

* Il nous le faut surprendre au milieu du festin, Enivré des douceurs de l'amour et du vin *.

* Tout le peuple est pour nous. Tantôt, à son entrée. J'ai remarqué l'horreur que ce peuple a montrée, Lorsque avec tant de faste il a vu ses fiiisceaux Marcher arrogamment et braver nos drapeaux;

Au spectaile insolent de ce pompeux oulrage

Ses farouches regards étinceloient de rage :

Je voyois sa fureur à peine se domter ;

Et, pour peu qu'on le pousse, il est prêt d'éclater :

Mais surtout les Romains que commandoit Seplime,

Pressés de la terreur que sa mort leur imprime,

Ne cherchent qu'à venger par un coup généreux

* PieDum epul*t, madidumque mero, TaDenque par \taa

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