C.LITON
Ou'a de propre la guerre à inonlrer votre (lainme?
DORANTE
0 le beau eoiuplimeut à cliarmor une dame, De lui dire d'abord : « J'apporte à vos beautés
• Va cœur nouveau venu des universités;
• Si vous avez besoin de lois et de rubriques,
• Je sais le code entier a\ec les autbentiques,
• Le digeste nouveau, le vieux, Tinfortiat,
» Ce qu'en a dit Jason, Balde, Accurse, Âlciat! ■ Qu'un si riche discours nous rend considérables! Qu'on amollit par là de cœurs inexorables! Qu'un homme à paragraphe est un joli galant! On s'introduit bien mieux à tilre de vaillant : Tout le secret ne gît qu'en un peu de grimace ; A mentir à propos, jurer de bonne grâce, Étaler force mots qu'elles n'entendent pas ; Faire sonner Lamboy, Jean de Vert, et Galas *; Nommer quelques châteaux de qui les noms barbares, Plus ils blessent l'oreille, et plus leur semblent rares; Avoir toujours en bouche angles, lignes, fossés, Vedette, contrescarpe, et travaux avancés : Sans ordre et sans raison, n'importe, on les étonne» On leur fait admirer les baies qu'on leur donne : Et tel, à la faveur d'un geniblable débit, Passe pour homme illustre, et se met en crédit.
CUTON.
A qui vous Teut ouïr, vous en faites bien croire; Mais celle-ci bientôt peut savoir votre histoire.
DORANTE
J'aurai déjà gagné chez elle quelque accès; Et, loin d'en redouter un malheureux succès. Si Jamais un fâcheux nous nuit par sa présence. Nous pourrons sous ces mots être d'intelligence. Voilà traiter l'amour, Cliton, et comme il faut.
CLITON
A vous dire le vrai, je tombe de bien haut.
- fiénéraux de remi>ereur Ferdinand m. (VaIUiNi^