‹ uvres des deux CorneilleChapitre 289 sur 433 · SCÈNE VI. - DORANTE, CLITON · texte numérisé non relu

SCÈNE VI. - DORANTE, CLITON

DOUANTE.

Que dis-tu de l'histoire, et de mon artifice? Le bonhonmie en tient-il ? m'en suis-je bien tiré? Quel(]ue sot en ma place y seroil demeuré; Q eut p«'rdn le temps à gémir et se plaindre. Et, malgré son amour, se lût laissé cunlruiudrt.

0 l'ulile secret de mentir à propos!

CLITON

Quoi! ce que tous disiez n'est pas vrai?

DOUANTE.

Pas deux mott, Et tu ne viens d'ouïr qu'un trait de gentillesse Four conserver mon âme et mon cœur à Lucrèce.

CLITON

Quoi! la monlre, l'épée, avec lo pistolet....

DORANTE

Industrie.

CLITON

Obligez, monsieur, votre valet.

Quand vous voudrez jouer de ces grands coups de maître, Donnez-lui quelque signe à les pouvoir connoître; Qi/oique bien averti, j'étois dans le panneau.

DORANTE

Va, n^appréhende pas d'y tomber de nouveau; Tu seras de mon cœur l'unique secrétaire, Et de tous mes secrets le grand dépositaire.

CLITON

Avec ces qualités j'ose bien espérer Qu'asseï malaisément je pourrai m'en parer. Hais parlons de vos feux. Certes cette maîtresse....

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