‹ uvres des deux CorneilleChapitre 288 sur 433 · ACTE II, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI

Mais commo h ce n'inpail l'un el l'aulre travaille, D'une chambre voisine on poice la muraille : Alors me voyant pris, il fallut nimposer.

(Id CUliw le* voit d* n feo^lre ; rt Lncr^, «tac lubelle, le* volt imm

de la tienne.)

GKUONTE.

Ceat-è-dire, en rrançois, qu'il fallut l'époaser?

n()BA>TE.

Les siens m'avoienl trouvé do nuit seul avec elle, Ils étoienl les plus forts, elle me sembloit belle. Le scandale étoit grand, son honneur se perdoit; A ne le faire pas ma télé en répondoit; Ses grands eflorls pour moi, son péril, et ses larmes, A mon cœur amoureux éloieat de nouveaux channet ; Donc, pour 8au\er ma vie ainsi que son honneur, Et me mettre avec elle an comble du bonheur. Je changeai d'un seul mot ia tempête en bonaoe. Et fis ce ((ue tout autre anroit fait en ma place Choisissez maintenant de me voir ou mourir, Ou posséder uu bien qu'on ne peut trop chérir

GÉRONTE

Non, non, je ne suis pas si mauvais que tu penses. Et trouve en ton malheur de telles circonstances, Que mon amour t'excuse; et mon esprit touché le blâme seulement de l'avoir trop caché.

DORANTE

Le peu de bien qu'elle a me faisoit vous le taire.

GÉRONTE

Je prends peu garde «u bien, afin d'être bon père Elle est belle, elle est sage, elle sort de bon lieu, Tu l'aimes, elle t'aime; il me suffît. Adieu : e vais me dégager du père de Clarice.

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