ACTE IV, SCÈNE IV
DOnANTE.
La poudre que tu dis n'est que de In commune.
On n'en fait plus de cas : mais, Clilon, j'en sais une
Qui rappelle sitôt des portes du trépas,
Qu'en moins d'un tourne-main' on ne s'en souvient pas;
Quiconque la sait faire a de grands avantages.
' CLITON
Donnez-m'en le secret, et je vous sers sans gage»>
DORANTE
Je te le donnerois, et tu serois heureux ; Mais le secret consiste en quelques mots hébreui, Qui tous à prononcer sont si fort difficiles, Que ce seroit pour toi des trésors inutiles.
CLITON
Vous savez donc Thébreu ?
DORANTE
L'hébreu! parfaitement :
J'ai dix langues, Cliton, k mon commandement.
CLITON
Vous auriez bien besoin de dix des mieux nourries. Pour fournir tour à tour à tant de menleries; Vous les hachez menu comme chair à pâtés. Vous avez tout le corps bien plein de vérités, II n'en sort jamais une.
DORANTE
Ah ! cervelle ignorante I Mais mon père survient.