SCÈNE VIII. — SABINE. LUCUECE
SABINE
Que je vais bientôt voir une fillc contente! Mais la voici déjà ; qu'elle est impatiente ! Comme elle a les yeux fins, elle a vu le poulet *,
LUCnÈCE.
Eh bien! que l'ont conté le maître et le valet'
SABINE
Le maître et le valet m'ont dit la même chose ; Le maître est tout à vous, et voici de sa prose.
LDCRl-.CE, après avoir lu.
Dorante avec chaleur fait le passionné : Mais le fourbe qu'il est nous en a trop donné; Et je ne suis pas GUe à croire ses paroles.
SABINE
Je ne les crois non plus ; mais j'en crois ses pistolss.
LDCRÈCE.
U t'a donc fait présent ?
SABINE
Voyez.
tUCRECE.
Et ta l'as prit?
SABINE
Pour vous ôter du trouble où flottent vos esprits Et vous mieux témoigner ses flammes véritables. J'en ai pris les témoins les plus indubitables; Et je remets, madame, au juçeinent de tous Si qui donne à vos gens est sans amour pour vous. Et si ce traitement marque une âme commune.
LLCRÈCE.
Je ne m'oppose pas à ta bonne fortune;
Mais, comme en l'acceptant tu sors de ton devoir,
Du moins une autre fois ne m'en fais rien savoir.
SABINE
Mais à ce libéral que pourrai-je promettre?
LCCRÈCE.
Dis-lui que, sans la voir, j'ai déchiré sa lettre.
' Tak. Elle meurt de savoir que cbaote le poulet.