GRÈCE
C'en est trop; el lu dois seulonioiit piésiiiiii'i- Que je penche à le croiro, et non pas à raiiuer.
r.LARICE.
De le croire à l'aimer la dislance est petite : Qui fait croire ses feux fail croire soninérite; Ces deux points en amour se suivent de si prés, Que qui se croit aimée aime bientôt après.
LCCI'.r.CE.
La curiosité souvent dans quelques âmes Produit le même effet que produiroienl des ilam
CLARICE
Je suis prête à le croire, afin de t'obliger.
SABINE
Vous me feriez ici toutes deux enrager. Voyez, qu'il est besoin de tout ce badinage ! Faites moins la sucrée, et changez de langage, Ou vous n'en casserez, ma foi, que d'une dent.
LUCRÈCE
Laissons là celte folle, et dis-moi cependant. Quand nous le vîmes hier dedans les Tuileries*, Qu'il le conta d'abord tant de galanteries, Il fut, ou je me trompe, assez bien écoulé. Étoit-ce amour alors, ou curiosité?
CLARICE
Curiosité pure, avec dessein de rire
De tous les compliments qu'il auroit pu me dire.
LUCRÈCE
le fais de ce billet même chose à mon tour ; le l'ai pris, je l'ai lu, mais le tout sans amour : Curiosité pure, avec dessein de rire De tous les compliments qu'il auroit pu m'écrire.
• Ces scènes de Claricc et de Lucrèce sont toutes très-froide» c'ert que m
'une ni l'autre n'a une vraie passion ni bd grand intcrèu (Voltaire.)
' Ce vers prouve deux choses : d'abord, que la pièce dure deux jouruéet; «■suite, que la scène a cliaiigé, que le tlicàlre ne doit plus représenter les Tuikriet, mais la Place-Royale. (Voltaire.)
Ar.TK IV, SCR.NE IX. 449
CLAHME.
: >nt deux que de lire, et d'avoir écouté; w osl gianile favour; raulrc, civilité : — tmuves-y ton compte; et j'en serai ravie; I ;i î'élat où je suis, j'en parle sans eavie.
Ll ( RÈCE.
'^.tbine lui dira que je l'ai déchiré.
cunicE.
^ul avantage ainsi n'en peut être lire. Tu n'es que curieuse.
LUCRÈCE
Ajoute, à ton exemple.
Soit. Mais il est saison que nous allions au temple.
LDCllKCr, à Clarice.
AlloDS
|i Sabine.)
Si tu le vois, agis comme tu sais.
SABINE
Ce n'est pas sur ce coup que je fais mes essais :
.le coniiois h tous doux où lient la maladie;
El le mal sera grand si je n'y reméilie.
liais sachez qu'il est homme à prendre sur le vert*
LUCRÈCE
Je le croirai.
SABINE
Mettons cette pluie à couvert.
Od appelait alors le cert, le gazon >lu rcmpait tnr loqnel on te pronieaait^ M de U vient le fm bnulecert, vert à jouer a la bnule, qu'un prononce aujouf <'fcai btmltvirt. L« Dom de m'I te donnait aussi an marché aux herbes.
(ToUaire.)
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«0 LE MENTEUK.