SCÈNE H. — GÉRONTE, PHILISTE
GÉRONTE
Je ne pouvois avoir rencontre plus heureuse Pour satisfaire ici mon humeur curieuse.
' Ici Corneille introduisait un personnage d'Argante <|ui ne paraissait que cette •eale fois. Il sentit promplement l'inconvenance de celte scène, et, après la première édition, la relit telle qu'elle est ici, et telle qu'elle fut toujours iniprirnre depuis, jusqu'à Ce que Voltaire suipprima la scène refaite, rétablit celle d'Argante, la critiqua, et cela sans dire un seul mot (|ui put faire connaître au lecteur que Coroeille «'était lui-même corrige. (Rcnouard.) — Voici la scène dcat il s'agit :
GÉRONTE, AR6ANTB.
ARGANTE
La tnite d'un procès est un fâcheux martyre.
6ÉRONTE.
▼u ce que je vous suis, vous n'aviez qu'à m'écrire, Et demeurer chez vous en repos a Poitiers ; J'aurois sollicité pour vous en ces quartiers : Le voyage est trop long, et, dans l'âge ou vnus étM, La santé s'intéresse aux efforts que vous faites. Mais, puisque vous voici, je veux vous faire voir, Et si j'ai des amis, et si j'ai du pouvoir. Faites-moi la l'avear cependant de m'apprendre Quelle est et la famille, et le bien de Pyrandre.
AKGANTE.
Quel est-il, ce Pyrandre?
GÉRONTE
Un de vos citoyens.
Noble, à ce qu'on m'a dit, mais un peu mal en biens.
ARGANTE
U n'est dans tout Poitiers bourgeois m geiitilliomme Qui, si je m'en souviens, de la sorte se nomme.
GÉRONTE
Tons le connoitrez mieux peut-être à l'autre Dom Ce Pyrandre s'appelle autrenienl Arméiion.
Aussi peu l'un que i autit •
GÉRONTE
Et le père d'Orphlse»
Cette rare beauté qu'ici mêmes ou piise? Tous coimoitrei le nom de cet obJL't cburmaDft, Qui de votre Poitiers est l'unique ornement
ARGANTE
Cioyez que wtte Orpliise, Amiédon et Pyrandre