SCÈNE II. - DOHAMK, CLITON, LYSÏ
CLITON, à Lyse.
n ne fait que sortir des mains de trois serj^ents; Je t'en veux avertir : un foi espoir te trouble; Il cajole des mieux, mais il u'a pas le double.
LYSE
Ten apporte pour lui.
CLITON
Pour lui! tu m'as dupé; Et je doute sans toi si nous aurions soupe.
LTSEy montrant une boorse.
Avec ce passeport suis-je la bien venue?
CUTON.
Ta nous vas à toos deux donner dedans la vue.
LYSE
Ai-je bien pris mon temps ?
CLITON
Le mieux qu'il se pouvoit C'est une honnête fille, et Dieu nous la devoit. Sdonsieur, écoutes-la.
DORANTE
Que veut-elle?
LYSE
Une dame fous olïre en cette lettre un cœur tout plein de flamme.
DORANTE
One dame?
CLITON
Lisez sans faire de façons :
Dieu nous aime, monsieur, comme nous sommes bons; Et ce n'est pas là tout, l'amour ouvre sou coffre, Et Targent qu'elle tient vaut bien le cœur qu'elle offre.
DORANTE, lit.
• An bruit du monde qui vous conduisoit prisonnier j'ai mis » le» yeux à la fenêtre, et vous ai trouvé de si bonne mine, > qne mon cœur est allé dans la même prison que vous, et » n'en veut point sorlir tant que vous y serez. Je ferai mon ■ possible pour vous en tirer au plus tôt. Cependant obligez- • moi de vous servir de ces cent pistoles que je vous envoie^