‹ uvres des deux CorneilleChapitre 330 sur 433 · SCÈNE II. - DOHAMK, CLITON, LYSÏ · texte numérisé non relu

SCÈNE II. - DOHAMK, CLITON, LYSÏ

CLITON, à Lyse.

n ne fait que sortir des mains de trois serj^ents; Je t'en veux avertir : un foi espoir te trouble; Il cajole des mieux, mais il u'a pas le double.

LYSE

Ten apporte pour lui.

CLITON

Pour lui! tu m'as dupé; Et je doute sans toi si nous aurions soupe.

LTSEy montrant une boorse.

Avec ce passeport suis-je la bien venue?

CUTON.

Ta nous vas à toos deux donner dedans la vue.

LYSE

Ai-je bien pris mon temps ?

CLITON

Le mieux qu'il se pouvoit C'est une honnête fille, et Dieu nous la devoit. Sdonsieur, écoutes-la.

DORANTE

Que veut-elle?

LYSE

Une dame fous olïre en cette lettre un cœur tout plein de flamme.

DORANTE

One dame?

CLITON

Lisez sans faire de façons :

Dieu nous aime, monsieur, comme nous sommes bons; Et ce n'est pas là tout, l'amour ouvre sou coffre, Et Targent qu'elle tient vaut bien le cœur qu'elle offre.

DORANTE, lit.

• An bruit du monde qui vous conduisoit prisonnier j'ai mis » le» yeux à la fenêtre, et vous ai trouvé de si bonne mine, > qne mon cœur est allé dans la même prison que vous, et » n'en veut point sorlir tant que vous y serez. Je ferai mon ■ possible pour vous en tirer au plus tôt. Cependant obligez- • moi de vous servir de ces cent pistoles que je vous envoie^

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