‹ uvres des deux CorneilleChapitre 329 sur 433 · ACTE I, SCÈNE I. 4X · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I. 4X

Le pistolet ensemble, el li'ptv, cl la inoatre-

DOUANTE.

Je me suis bieu défait de ces traits d'écolier

Dont l'usage autrefois m'éloit si familier;

Et inaiuteuaat, Clitou, je vis en houaète homme.

CLITON

Vous êtes amendé du voyage de Rome; Et V)tre âme en ce lieu, réduite au repentir, Fait mentir le proverbe en cessant de mentir. Ah! j'aurois plutôt cru

DORAKTE.

Le temps m'a fait connoitre Quelle indignité c'est, et quel mal en peut naître.

CLITON

Quoi ! x-e duel, ces coups si justement portés. Ce cheval, ces sergents....

DOKANTE.

Autant de vérités.

CUTON.

J'en suis fâché pour vous, monsieur, et surtout d'un*, Que je ne compte pas à petite infortune : Vous êtes prisonnier, et n'avez point d'argent; Vous serez criminel.

DOSANTE.

Je suis trop innocent.

CUTON.

Ah! monsieur, sans argent est-il de l'innoceoce?

DORANTE

Fort peu ; mais dans ces murs Philisle a pris naissance, l.t comme il est parent des premiers magistrats, Soit d'argent, soit d'amis, nous n'en manquerons pas. J'ai su qu'il est en ville, el lui venois d'écrire Lorsqu'ici le concierge est venu l'introduire. Va lui porter ma lettre.

CUTOH.

Avec un tel secoure Vous serez innocent avant (ju'il soit deux joura. Mais je no coinpienJs rien à ces nouveaux mystères : l^s filles doi\enl être ici fort \olonlairos; Jusque dans la prison elles cherchent les ^'ens.

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