‹ uvres des deux CorneilleChapitre 335 sur 433 · ACTE I, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV

DORANTE

I/W Ter* en sont-ils bons^ fail-on cas de l'auteur.'

CLITON

La pièce a réussi, quoique foihie de slyle; Et d'un nouveau proverbe die enricliil la ville, De sorte qu'aujourd'hui |»it'S(iue en tous les quaitiers On dit, quand quelqu'un ment, qu'il revient de Poitien Et pour moi, c'est bien pis, je n'ose plus paroître : Ce maraud de farceur m'a fait si bien connoitre, Que les petits enfants, sitôt qu'on m'aperçoit, Me courent dans la rue, et me montrent au doigt; Et chacun rit de voir les courtauds de boutique, Grossissant à l'envi leur chienne de musique, Se rompre le gosier, dans cette belle humeur, A crier après moi, le valet dl Mknteur ' Vous en riez vous-même !

DORAME.

Il faut bien que j'en rie.

CLITON

Je n'y trouve que rire, et cela vous décrie, Mais si bien, qu'à présent, voulant vous marier. Vous ne trouveriez pas la fille d'un huissier, Pas celle d'un recor, pas d'un cabaret même.

DORANTE

Il faut donc avancer près de celle qui m'aime. Comme Paris est loin, si je ne suis déçu, Nous pourrons réussir avant qu'elle ait rien su. Mais quelqu'un vient à nous, et j'entends du murmure.

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