‹ uvres des deux CorneilleChapitre 336 sur 433 · SCÈNE IV. — CLÉANDRE, DORANTE, CLITON, le paivôf · texte numérisé non relu

SCÈNE IV. — CLÉANDRE, DORANTE, CLITON, le paivôf

CLEANDRE, au prevdt.

Ah ! je suis innocent ; vols me faites injure.

LE PREVOT, à Cléanare.

Si VOUS l'êtes, monsieur, ne craignez aucun mal;

Mais comme enfin le niort étoit votre rival,

El que le prisonnier proteste d'innocence,

in dois sur ce soupçon \ous mettre en sa présence.

CLi':ANI)RE, au prerôt.

Et li pour •'affranchir il ose me charger?

488 LA SUITK DU MKNTEUR.

LE PRÉVÔT, à Clcandre.

La justice entre vous en saura bien juger. Souffrez paisiblement qoe l'ordre s'exécute. (à Dorante.)

Vous avez vu, monsieur, le coup (ju'on vous iinpate-» Voyez ce cavalier, en seroil-il l'auteur?

CLÉANDRE, bas.

n va me reconnoitre. Ah, Dieu I je meurs de peor.

DORANTE, au prévôt.

Souffrez que j'examine à loisir son visage.

(bas.)

C'est lui, mais il n'a fait qu'en homme de courage; Ce seroit lâcheté, quoi qu'il puisse arriver, De perdre un si grand cœur quand je puis le sauver : Ne le découvrons point.

CLÉANDRE, bas.

Il me conuoît, je tremble.

DORANTE, au prévôt.

Ce cavalier, monsieur, n'a rien qui lui ressemble; L'autre est de moindre taille, il a le poil plu» blond. Le teint plus coloré, le visage plus rond, Et je le conuois moins, tant plus je le contemple.

CLÉANDRE, bas.

0 générosité qui n'eut jamais d'exemple!

L'habit même est tout autre.

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