‹ uvres des deux CorneilleChapitre 346 sur 433 · SCÈNE V. — DOUANTE, CLITON · texte numérisé non relu

SCÈNE V. — DOUANTE, CLITON

CIJTON.

Comment va niainlenant l'amour ou la folie? Celte dame obligeante au visage inconnu, Qui s'empare des cœurs avec son revenu, Est-elle encore aimable? a-t-elle iencor des charmes? Par générosité lui rendons-nous les armes?

DOUANTE.

Cliton, je la liens belle, et m'ose figurer Qu'elle n'a rien en soi qu'on ne puisse adorer. . Qu'en imagines-tu?

CUTOH.

J'en fais des conjectures Qui s'accordent fort ma! avecque vos figures. Vous payer par avance, et vous cacher son nom, Quoi que vous présumiez, ne marque rien de bon. A voir ce qu'elle a fait, et comme elle procède, Je jurerois, monsieur, qu'elle est ou vieille ou iaideg Peut-être l'un et l'autre, et vous a regiudé Comme un galant commode, et fort incommodé.

DORANTE

Tu parles eu brutal

CLITON

Vous, en visionnaire.

Mais, si je disols vrai, que prélcndez-vous faire?

Envoyer et la dame et les amours au vent.

CLITON

liais vous avez reçu; quiconque prend se vend,

DORANTE

Quitte pour lui ieter son argent à la tête.

CLITON

Le compliment esl doux, et la défaite honnête. Tout de bon à ce coup vous êtes converti ; Je le soutiens, monsieur, le proverbe a menti. Sans scrupule aulrefois, témoin votre Lucrèce,

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