‹ uvres des deux CorneilleChapitre 347 sur 433 · ACTE II, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI

Vous emporUez l'argent, ot quittiez la maîtresse; Mais Rome vous a fait si graiitl homme ilo bien, Qu'à présent vous voulez renJre à chacun le sieu. Vous M>us êtes instruit des cas do coDscicuce.

DOUANTE.

Tu m'embrouilles l'esprit faud de patience.

Deux ou trois jours peut-être, lui peu plus, un peu inoiD

£cIairciront ce trouble, et pui{jeront ces soins.

Tu sais qu'on m'a promis qui- la beauté qui m'aime

Viendi a me rapporter sa réponse elle-même :

Vois déjà sa servante, elle revient.

CLITON

Tant pis.

Dussiez-vous enrager, c'est ce que je vous dis. Si fréquente ambassade, et maîtresse invisible, Sont de ma conjecture une preuve infaillibl<'. Voyons ce qu'elle veut, et si son passeport Est aussi bien fourni comme au premier abord.

DORANTE

Veux-tu qu'à tous moments il pleuve des pisloles?

CLITON

Qu'avons-Dous sans cela besoin de ses paroles?

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