‹ uvres des deux CorneilleChapitre 353 sur 433 · CLI-.VNnRE · texte numérisé non relu

CLI-.VNnRE

l'en voudrois conaoîlre un de l'iiuineur dout il ott.

CLITON

Croyez qu'à le trouv-T vous auriez de la p<'iue; Le monde n'eu voit pas quatorze à la dou/.aioe; Et je jurerois bien, monsieur, en bonne foi, Qu'eu Frauce il n'eu est ponit que Jodelet et moi.

DORAME.

Voiià de ses bon» mots les };alautes sur|Hises : Mais qui parle beaucoup dit beaucoup de sottise*; Et quand il a dessein de se mettre eu crédit, Plus il y fait d'effort, moins il sait ce qu'il dit.

CLITON

On appelle cela des vers à ma louaa{je.

(LIÎANDIIE.

Presque insensiblemeut uous avons pris le change, liais rcv«uous, muosieur, à ce que je vous dois.

DORANTE

Kous en pourrons parler encor quelque autre fois : I suffit pour ce coup.

CLÉANDRE

Je ne saurois vous taire En quel heureux état se trouve votre affaire. Vous sortirez bieâU')!, et peut-être demain ; Mais un si prompt secours ue vient pas de ma main, Les amis de Pliiliste en ont trouvé la voie : J'en dois rougir de honte au milieu de ma joie; Et je ne saurois voir sans être un peu jaloux Qu'il m'ôte les moyens de nt'employer pour vous. Je cède avec regret à cet ami fidèle; S'il a |>lus de pouvoir, il n'a pas plus de zèle; Et vous m'otili>;en'Z, au s^^rtir de prisou, De me faire l'Iionueur de prendre ma maisoa. Je n'attends poml le temps de v«»tre délivrance. De peur qu'eucore un coup Pliiliste me devance; Comme il ui'àtc aujourd'hui l'espoir de voue servir.

508 LA SUlTi: DU MENTKUR.

Vous loger est un bien que je lui veux ravir.

DOUANTE.

C'est un excès d'honneur que vous me voulez rendra, El je croirois faillir de m'en vouloir défendre.

CLÉANDRE

Je vous en reprîrai quand vous pourrez sortir; El lors nous tâcherons à vous bien divertir, Et vous faire oublier l'ennui que je vous cause. Auricz-vous cependant besoin de quelque chose? Vous êtes voyageur, et pris par des sergents; Et quoique ces messieurs soient fort honnêtes gens, U eu est quelques-uns....

CtlTON.

Les siens en sont du uombrai Ils ont en le prenant pillé jusqu'à son ooibre; Et u'éloit que le ciel a su le soulager, Vous le verriez encor fort net et fort léger : Mais comme je pleurois ses tristes aventures, Nous avoQS reçu lettre, argent, et confiluret.

CLÉANDRE

El de qui?

DORANTE

Pour le dire il faudroit deviner.

Jugez ce qu'en ma place on peut s'imaginer.

Une dame m'écrit, me flatte, me régale, Me promet une amour qui n'eut jamais d'égale, Ue fait force présents....

CLÛINDRE.

Et vous visite?

DORANTE

Non

CLÉANDRE

Vous savez ion logis?

DORANTE

Non, pas même son nom.

Ne soupçonnez-vous point ce que ce pourroil être?

CLÉANDRE

À moins que de la voir je ue la puis connoîlre.

Pour un si bon ami je n'ai point de secret. Voyez, connoissez-Yous les traits de ce portrait?

A en: m, se km: ii 509

f.i.rANnr.r.

iWc soinlilo évpilléo, cl pa->ialili'm('nl Ixllo; Mais je lU' vous en puis «liie aiiruno nouvelle, tl je ne coimois ricu à ces liails que je voi. je vais tous préparer une chambre chez moi. Adieu.

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