‹ uvres des deux CorneilleChapitre 356 sur 433 · CI.ITON · texte numérisé non relu

CI.ITON

Comme toutes les deux joiioni leurs personnages!

MiLissr:.

Souvent tout cet effort à ravoir un portrait N'est que pour voir l'amour par l'état qu'on en fait. C'est peut-être, après tout, le dessein de madame. Ma sii'ur, non plus que moi, ne lit pas dans son ânMb En ces occasions il fait bon hasarder, Et de force ou de gré je saurois ie garder. Si vous l'aimez, monsieur, croyez qu'en son couragt Elle vous aime assez pour vous laisser ce gage : Ce seroit vous traiter avec trop de rigueur Puisque avant ce pcrtrait on aura vot^e cœur; El je la trouverois d'une humeur bien étrange Si je ne lui faisois accepter cet échange. Je l'entreprends pour vous, et vous répondrai biea Qu'elle aimera ce gage autant comme ie sien.

DOUANTE.

0 ciel! et de quel nom faut-il que je te nomme?

CLITON

Ainsi font deux soldats logés chez le bonhomm.e; Quand l'un veut tout tuer, l'autre rabat les coups; L'un jure comme un diable, et l'autre fîle doux.

Les belles, n'en déplaise à tout votre grimoire. Vous vous enlr'entendez comme larrons en foire>

MELISSE.

Que dit cet iosolent?

DORANTE

C'est un fou qui me sert.

CLirON.

Vous dites que...

DORANTE, à ClitOD.

Tais-toi, ta sottise me perd.

(i Mélisse.)

Je suivrai ton conseil, il m'a rendu la vie.

LTSE.

Avec sa complaisance à flatter votre envie, Dans le cœur de madame elle croit pénétrer; Mais son front en rougit, et n'ose se montrer,

MELISSE, se découvrant.

Mon front a'en rougit point; et je veux bien qu'il voit

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