‹ uvres des deux CorneilleChapitre 360 sur 433 · ACTE m. SCENK V. .il · texte numérisé non relu

ACTE m. SCENK V. .il

CtlTON

Ah! \\\M h Dieu, inonsicnr, que tv fùl la scrvaifte! Nou< verriez comme quoi je la Inmve riia''mante, Et comme p<nir l'aimor je ferois le mutin.

DonANTE.

AJmire en cel amour la force du destin.

CLITON

J'admire bien plutôt voire adresse onlinaire Qui cliange en un moment celle dame en lingère.

DORANTE

C'éfoit né<(ssité dans colle occasion,

Do crainte <jiie Pliilisle eût quelque ^isi()n,

S'en formât quelque idée, el la pût recomioîlre.

CLITON

Cotte iiK-lamorpliose est de vos toups de maître; Je n'en parlerai plus, monsieur, que celle fois : Mais on un demi-jour comptez déjà pour trois. Un coupable honnête lionune, un poitrail, une dame, A son premier métier rendent soudain votre âme; Et vous savez mentir par générosité, Par adresse d'amour, et par nécessité.

Quelle couversiou !

DOUANTE.

Tu fais bien le sévère

CLITON

Non, non, à l'avenir je fais >œu de m'en laire; J'aurois trop à compter.

DOUANTE.

Conserver un secret.

Ce n'est pas tant mentir qu'être amoureux discret; L'honneur d'une maîtresse aisénicut y dispofe.

CLITON

Ce n'est qu'autre prétexte, et non pas autre chose. Croyez-moi, vous mourrez, monsieur, dans votre [>'';iii. Et vous mériterez cel illustre tombeau.

Cette digne oraison que niguère j'ai faite : Vous vous en soutenez, sans que je la répèle.

UOUANTE.

Pour de pareils sujets peul-un s eu garantir?

Et loi-mèmc à ton tour ne crois-lu point meolir?

L'occasion cuuvie, «ide, engage, dispense;

Et pour servir un autre on ment sans qu'on y pense.

CLITON

Si vous m'y surprenez, élrilloz-y-moi bien.

DOnANTl.

Allons b.'ouver Philisle, et ne jurons de rien.

nu DU TBOISIÈMB ACTE.

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