‹ uvres des deux CorneilleChapitre 373 sur 433 · SCÈNE I. - LYSE, CLITON · texte numérisé non relu

SCÈNE I. - LYSE, CLITON

CUTON.

Nous voici bien logés, Lyse, et sans raillerie Je ne souhaitois pas meilleure hôtellerie. EnÛii nous voyons clair à ce que nous fjisoiu^ Et je puis à loisir le cunter mes raisons.

LYSE

(Tes raisons? c'est-à-dire, autant d'eïlravag»Dcet.

CLITON

Tu me connois déjà !

LTSE.

Bieir. mieux que tu ne pense*,

CLITON

J'en débite beaucoup.

LYSE

Tu sais les prodiguer.

CLITON

Util sais-tu que l'amour me fait °xtravaguer?

LYSE

En tiens-tu donc pour moi?

CUTOM.

J'en tiens, je le confeMe.

LYSE

Autant comme ton maître en tient pour ma raaitreMt?

CLfrON.

Non pas encor si fort, mais dès ce même instant 11 ne tiendra qu'à toi que je n'en lienue autant; Tu n'as qu'à l'imiter pour être autant aimée.

LYSE

Si son âme est en feu, la mienne est enflammée; Et je crois jusqu'ici ne l'imiter pas mal.

CLITON

Tu manques, à vrai dire, encore au principal.

LYSE

Ton secret est obscur.

CLITON

Tu ne veux pas l'entendre , V<HS quelle est sa méthode, et tâche de la prendre. Set attraits tout-puissants ont des avant-coureurs Euoor plus souverains à lui ga^^ner les cœurs. lion maître se rendit à ton premier message : Ce n'est pas qu'en effet je n'aime ton visage ; Hais l'amour aujourd'hui dans les cœurs les plus vains Entre moins par les yeux qu'il ne fait par les mains, Et quand l'objet aimé voit les siennes garnies, D voit en l'autre objet des 'grâces infinies : Pourrois-tu te résoudre à m'attaquer ainsi?

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