‹ uvres des deux CorneilleChapitre 39 sur 433 · I.E HOl · texte numérisé non relu

I.E HOl

l>on Diègue, répondez.

D. DIÈGUE

Qu'on est digne d'envie

/Ak n ne me parla point, et, [>our mieux m'emouvoirMf

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A «niif, il VMiri- peuple, à toute la (lastille.

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Lorsqu'on perdant la force on perd aussi la vie!

Et qu'un long àgc apprèle aux hommes généreux,

Au bout de leur carrière, un destin maliieureux!

Moi, dont les longs travaux ont acquis (ant de gloire,

Moi, que jadis partout a suivi la victoire.

Je me vois aujourd'hui, pour avoir trop vécu,

Recevoir un affront, cl demeurer vaincu.

Ce que n'a pu jamais combat, siège, embuscade,

Ce que n'a pu jamais Aragon, ni Grenade,

Ni tous vos ennemis, ni tous mes envieux.

Le comte en votre cour l'a fait presque à vos yeui

Jaloux de votre choix, et fier de l'avantage

Que lui donnoit sur moi l'impuissance de l'âge *

Sire, ainsi ces cheveux blanchis sous le haruois.

Ce sang pour vous servir prodigué tant de fois.

Ce bras, jadis l'effroi d'une armée ennemie,

Descendoient au tombeau tout chaigés d'infamie.

Si je n'eusse produit un fils digne de moi,

Digne de son pays, et digne de son roi :

Il m'a prêté sa main, il a tué le comte;

Il m'a rendu l'honneur, il a lavé ma honte.

5i montrer du courage et du ressentiment,

il venger un soufflet mérite un châtiment,

bur moi seul doit tonïber l'éclat de la tempête.

Quand le bras a failli, l'on en punit la lèle.

Du crime glorieux qui cause nos débats *,

Sire, j'en suis la tcle ; il n'en est que le bra».

Si Chimène se plaint qu'il a tué son père.

Il ne l'eût jamais fait, si je l'eusse pu faire.

Immolez donc ce chef que les ans vont ravir,

Et conservez pour vous le bras qui peut servir.

Aux dépens de mon sang satisfaites Chimène :

Je n'y résiste point, je consens à ma peine;

Et, loin de murmurer d'un rigoureux décret.

Mourant sans déshonneur, je mourrai sans regr«t»

LE ROI

L'affaire est d'importance, et, bien considérée. Mérite en plein conseil d'être délibérée.

• Vab. Et souillé sans respect l'honneur de ma vieiUeise,

Avantagé de l'âge, H fort de ma foiblesse. *TaIU Qu'où nomme crim; ou con ce qui S»'l nos dcbatt.

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