‹ uvres des deux CorneilleChapitre 423 sur 433 · SCÈNE V. — CLÉOPATRE, Mds · texte numérisé non relu

SCÈNE V. — CLÉOPATRE, Mds

^uo tu péni'lros mal le fond de mon courage!

Si je verso dos pleurs, ce soûl des plours de rag«;

Et ma haine, qu'en vain tu crois s'évanoinr,

Ne les a fait couler qu'afin do réblouir.

Je ne veux plus que moi dedans ma confidence.

El loi, crédule amant, que charme ra|»|)arence,

Et dont IVspril léger s'attache aviden)ent

Aux attraits captieux de mon déguisement,

Va, triomphe en idée avec ta Rodogune,

Au sort des immortels préfère ta fortune.

Tandis que, mieux instruite en l'ait de me venger,

En de nouveaux malheurs je saurai te iilongcr.

Ce n'est pas tout d'un coup que tant d'orgueil trébuche }

De qui se rend trop tôt on doit craindre une cinbûche;

Et c'est mal démêler le cœur d'avec le front,

Que prendre pour sincère un chanj^ement si prompt.

L'effet te fera voir comme je suis changée.

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