‹ Œuvres diverses de J.J. BarthélemyChapitre 10 sur 59 · XVIII KSSAT SUR LA VIE · texte numérisé non relu

XVIII KSSAT SUR LA VIE

possesseur d'un beau cabinet de médailles, et d'une précieuse collectron de livres assortis à ce genre de curiosité utile. Ils passaient des journées entières à converser ensemble sur les objets de la littérature les plus intéressants pour l'bistoire anciafine; après quoi Barthélémy, toujours insatiable d'étude, se retirait à la maison des Minimes, où le père Sigaloux, correspondant de l'académie dès Sciences, faisait des observations astronomiques, aux<[uelles il associa le jeune homme, qui, ne sachant pas encore circonscrire ses travaux pour les rendre ]Mt>fitables, perdait son temps à entasser des acquisitions disparates.

Il ne tarda pas à s'en corriger. Il sentit que, pour sortir d'une médiocrité de talents peu préférable à l'ignorance, il faut s'enrichir de connaissances approfondies dans un seul genre de clioix, sans courir d'un objet à l'autre avec un enthousiasme fnvole qui ne permet que de les effleurer tous.

It se rendit à Paris pour se livrer tout entier k la littérature , qui devait lui avoir un jour de si grandes obligations ; et il se présenta avec une lettre de re* commandation à M. de Boze , garde du dépôt des médailles, et secrétaire-perpétuiel de l'académie des Inscriptions et Belles-LfCttres. Ce suivant, estiiiiable à tous égards, le reçut avec beaucoup de politesse, el lui fit faire connaissance avec les membres des trois académies les plus distingués, qui dînaient chez lui deux fois

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par semaine. Dans, cette société , Barthélémy se pénétra de plus en plus d'amour pour les lettres, et de respect pour ceux qui^es cultivent. M^ de Boze étu* diait le jeune homme avec soin ; il ne tarda pas longtemps à le connaître , et lui accorda son amitié, sa confiance même , autant que le lui permettait un caractère dont une prudence et une réserve excessives faisaient la base.

L'âge et la santé de M. de Boze ne lui permettent plus de se livrer au travail pénible du cabinet des médailles, il avait compté s'associer M. de La Bastie, savant antiquaire, de l'académie deé Inscriptions. Il le perdit par une mort prématurée, et il le remplaça dans ses intentions par Barthélémy, dont l'association, à la garde du cabinet, fut constatée quelques mois après par M. Bignon, alors bibliothécaire, et par M. de Maurepas , ministre du ^partevient»

De ce moment Barthélémy, pour qui la pratique de ses devoirs était un besoin impérieux, donna tontes ses peines, tout son temps, ses jours, ses nuits à l'arrangement des médailles, que l'âge et les infirmités de M. de Boze ne lui avaient pas permis d'achever. Ce fut un travail extrêmement considérable. La collection du maréchal d'Étrées, celle de l'abbé de RotheUn, toutes deux si nombreuses et si intéressantes , étaient empilées dans des caisses , sans ordre et sans indications. Il fallait en examiner toutes les pièces atcc soin,

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