‹ Œuvres diverses de J.J. BarthélemyChapitre 11 sur 59 · XX «$SA.I $UR LA VIE · texte numérisé non relu

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\e% comparer k celles qwi étaieBt préoédeinnoa^t insérées dans l'ancien repueii , dbtbgifter oeUes «^i Sf raient à conserver, et enfîa les inscrfkte avec ordre dans un supplément an catalogue. On sent toutes les di£Qcttltés d'une pai«ille ^opération. £Uf fut faite avec une exactitude et cme -persévérance in&tigabiçs. Les difficultés n'étaient tjn'on attrak de plus pour Barthélémy.

Au milieu de ces occupations multipliées, il oomm^içait à jouir avfsc délices d'un genre de vie vraiment i!onforme à "son goM et à ses talents , quand il se vit avec effroi près d^étre fiarcé d'entrer dans une carrière bien différente. En partant de Provence, il avait vu à Aix M. de Bausset , alors ahanoine 4e la métropole. Us étaient amis et compatriotes, M, de Bausset étaurt né à Aubagne, où sa &mÂUe, établie depuis iong^temps, joitbsait ajuste titre de la considération )iub}iNfue. Il avait présenté à sona jeune ami une perspective de fortune dans l'était ecdésiastique, en lui prcMAettant de se l'attacher an tqnahté de vi^eaii^egénéral , dès qu'il serait garveou à l'épiscopat. Barthélémy avait accepté «vac reconnaissance une ofire si flatteuse; et M. de Bausset^ t^ui venait 4'étre nomnié à l'évéché de Bérâers ,.ne maoïqua |>as xle raf^^eler avec fonce à son ami leur lengagen^ent onutueL U est ai^é 4]e sentir Ijembarras^ l'anxiété de Barthélémy dans cette occasion qni allait Tarracher à ses occupations chéries. Il était trop scrupuleux observateur de sa .parole pour

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songer à la retirer, quoique les circonstances fussent bien changées. U n'envîsa{[ea d*aiitre moyen que celui dViigager M. de Bausset à la lui rendre^ en renonçant de Ini-méme à mie acquisition dont il n igninrail pas le prix. Il y réussit. Le prélat, orné de tontes kes qualifiés que nous chérissons aujourd'hui dans un héritier de son nom et de ses vertus, avait Fesprit trop juste pour ne pas reconnaître les convenances de la position de Bantfaéicri»y, et ie cœur trop bon pour ne pas lui conserver son amitié, en lui rendant la liberté.

M. Burette niourut le lo mai i747t ^t Barthdemy fut élu à la place d'associé dans l'académie des Inscriptions , M. Le Beau s'étant détenu généreusement en sa favetir de toute démarche pour lui-même. Une autre place vaqua peu après, et M. Le Beau fut unanimement éhi. C'était là le prélude d'un oomlMut de générosité entre ces deux savants et vertueux hommes. M. àt BougakiviHe, accablé d'infirmités, se démit du secrétaffiat de l'académie, et proposa à M. d'Argenson (i) de le remplacer par Barthélémy. Le mimstre y con* sentit, mais Kurthélemy refusa la place, et se fit préléier M. Le Beau. Celui-ci, quittant le secrétariat quelques amnéesi après , voulut le céder à l'abbé ^ en liii disant : Je vous le devais et je voiis le rends. Je le cède

(i) Le inimstrc du la guerre, qui avait aussi les académies dans son département.

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à un autre, lui répondit Barthélémy ; mais je ne cède à personne le droit et le plaisir de publier qu'on ne saurait vous vaincre en bons procédés. Ainsi régnait alors, parmi ces illustres rivaux^ l'émulation des vertus avec celle de la gloire : amalgame assez rare quelquefois dans la carrière des lettres, comme dans toute autre.

Devenu le successeur de tant d'illustres savants qui ont si bien servi la littérature, depuis l'établissement de l'académie (i), Barthélémy associa le travail annuel que cette compagnie attendait de ses membres, aux travaux journaliers qu'exigeait le cabinet des médailles, et il s'acquitta de ce double devoir avec une exactitude que la plus vaste érudition pouvait seule permettre.

On trouvera à la fin de cet essai , non pas une noti<!e que je ne suis pas en état de faire, mais une liste de ses ouvrages en ce genre. Explications de monu* ments hébreux, persans, phéniciens, égyptiens, arabes: toutes les nations, toutes les langues étaient soumises à ses recherches laborieuses et à sa judicieuse critique. Dans ce travail , il ne pouvait s'empêcher de relever souvent les erreurs de plusieurs savants estimables qui s'étaient livrés avant lui aux mêmes recherches; mais, en découvrant leurs fautes avec une sagacité à laquelle

(i) En i663.

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rteo n échappait, il ne les présente jamais qu'avec cette modestie, cette aménité qui était son caractère dîstînctif. C'est ce qu'on peut observer surtout dans sa belle dissertation sur les inscriptions trouvées à PaU Bi^yre par des voyageurs anglais. Elles sont accolées à des inscriptions grecques , et on avait plinieuro fois tenté d'expliquer les unes à la fàveu^ des autres ; mais on n'avait fait, avec beaucoup de traîtres et de génie même, que des efforts de divinalicm qui avaient conduit à des résultats fautifs. Barthélémy en donna une explication qui, par sa simplicité, sa clarté, fit oubher toutes les autres, sans dépriser leurs auteurs; et il alla jusqu'à former un alphabet palmyrénien qui satisfit tout le monde savant: découverte qui. pourra servir un jouB à ressusciter, la mémoire d'un peuple. jadis célèbre par sa puissance, par ses exploits,. par son commerce, son goût pour les arts, sa magnifeenee, et dont là haine et la vengeance des Romains ont éteint presque jusqu'au souvenir.

M. de Boze, garde du. cabinet des médailles, étant mort en lySS, Barthélémy, qui lui était associé depuis sept ans, ne pouvait manquer de lui succéder en titre dans cette honorable place. Il se trouva pourtant quelqu un qui eut le courage ou la honte de la solliciter pour lui-même. Barthélémy, qu'on en informa, ne voulut pas savoir le nom du demandeur, ne fit aucune démarche personnel le,*' et se reposa de son sort sur la

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