PREFACE DE L EDITEUR
de son secrétaire, le citoyen Dacier, capable par ses talents de rendre à Barthélémy, son ami , un hommage digne de lui et de la compagnie qu'il avait illustrée.
AVERTISSEMENT
DE L'ÉDITEUR
X^ES réflexions qu*on va lire sont un véritable traité de morale, divisé en quatre articles : i^ de la Religion y 2? de la Patrie, 3^ des Parents , 4° des Amis. L'auteur y parle le langage du cœur, et ramène tout au sentiment. C*est une ancienne loi des Perses, rapportée par Xénophon dans le premier livre de sa Çyropédie, qui sert de texte à Barthélémy , et dont il fait une heureuse application à son principe.
Ce traité, écrit avec autant de grâce que de clarté, est dédié à Marie-Louise de Lamoignon , digne sœur de l'illustre Malesherbes, et femme de Guillaume Castanier d'Auriac , premier président du grand - conseil , magistrat vertueux et éclairé. Elle n'eut qu'un fils , François- Guillaume, avocat- général au même tribunal. Ce fut pour lui que Barthélémy composa, en 1755, ces réflexions et le roman de Carite et Pofydore, Il ne travailla pas en vain , et jamais personne ne donna plus d'espérances que le jeune d'Auriac; mais une mort prématurée l'enleva, en 1769 , à sa patrie , à ses parents et à ses amis , dont il faisait les délices.
Il avait beaucoup de connaissances et une grande jus-
20 AVERTISSEMENT DE l'eDITEUR.
tesse d*esprit , comme le prouvent quelques ouvrages manuscrits qu'il a laissés. La candeur de son ame , la douceur de ses mœurs , sa modestie et une rare décence formaient en lui un rare assemblage de qualités , devenues chaque jour moins communes. Barthélémy trace ainsi son éloge dans une inscription latine qui devait être mise sur la tombe des deux Castanier d*Âuriac , où les restes du fils vinrent se mêler aux cendres du père 9 qui y avait été inhumé quatre ans auparavant.
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