‹ uvres diverses de m. RogerChapitre 103 sur 235 · SCÈNE YÏII · texte numérisé non relu

SCÈNE YÏII

CAROLINE, DESROSNAIS, DESCHAMPS,

en habit du jour, mais ridicule.

DESCHAMPS

Est-il permis de voir ce logement?

Il est à louer?

Oui.

DESCHAMPS

Cette chambre est jolie...

Elle conviendra fort, je crois, à ma Julie.

DESROSNAIS.

C'est votre fille ?

DESCHAMPS

Non.

Votre femme ?

DESCHAMPS

A peu près.

Moi, je loge à deux pas.

DESROSNAIS.

Voilà des feux discrets !

Monsieur dans ses amours apparemment préfère

Le piquant du scandale au piquant du mystère?

DESCHA.MPS.

Du mystère! Fi donc! moi, quand je suis aimé, Je veux que tout Paris en puisse être informé.

CAROLmE.

Monsieur ne veul-il pas visiter l'autre pièce?

DESCHAMPS

Vous n'en avez que deux en tout?... Je vous les laisse. Pourquoi donc sur la porte écrire : appartement? C'est me faire monter fort inutilement.

Ainsi l'on en impose à nous autres gens riches! appartement! et puis fiez-vous aux affiches!... J'ai cru trouver ici chambres et cabinets, Salle à manger, boudoir , cuisine, caveau frais , Bibliothèque...

DESROSIVAIS.

Ah ! ah ! vous aimez la lecture ?

DESCHAMPS

Oui, mais je suis surtout amateur de peinture.

DESROSiNAlS.

Vraiment!

DESCHAMPS

Sans me vanter, j'ai chez moi des tableaux D'un prix!... Le Muséum n'en a pas de plus beaux. J'ai des originaux... à coup sûr sans copie. C'est que j'ai voyage long-temps en Italie. Les peintres nreslimaient; Kaphaèl m'aimuit fort.

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