‹ uvres diverses de m. RogerChapitre 104 sur 235 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

DESROSNAIS, à pari, à Descliamps.

Ah! butor!

Raphaël, monsieur! mais il est mort Depuis trois cents ans.

DESCHAMPS

Oui!... je le sais à merveille.

Est-ce à moi qu'on apprend une chose pareille ? Mais c'est un petit-fils... A ce que je comprends Madame est artiste ?

Oh ! j'en suis aux éléments.

DESCHAMPS

Travaillez, travaillez; vous aurez ma pratique.

DESROSNAIS, bas à Deschamps.

Au fait, bavard, au fait.

DESCHAMPS

Une taille angélique...

DESROSNAIS, de même.

Le tableau !

DESCHAMPS

Serviteur. Pardon, cent fois pardon.

( Il feint de vouloir sortir et s'arrête. — A Caroline.)

Ah! ah! que vois-jelà? des dessins?... Pourrait-on?...

(Il parcourt les dessins qui sont à droite. )

D'après Lebrun? fort bien ! d'après Lesueur? sublime.

CAROLINE, àDesrosnais.

Il paraît s'y connaître.

a48 CAROLINE,

DESROSNAIS.

Oui.

DESCHAMPS

Rembrandt?... ]çi l'estime.

('regardant le tableau dont il doit faire emplette.) Mais quel est ce tableau ?

Je n'en sais pas l'auteur.

DESCHAMPS

Ah! juste ciel! c'est lui!

CAROLIJVE.

Qui doue, lui?

DESCHAMPS

Quel bonheur î

DESROSNAIS.

Qu'est-ce donc?

DESCHAMPS

Mon pendant !.,. deux pieds!... cadre semblable ! Je le trouve à la fin!... hasard inconcevable!

(avec emphase.) Quel ton brillant!., quel flou!.. Sa vez- vous ce que c'est?

Non.

DESCHAMPS

Quoi! VOUS l'ignorez?

Enfin?

DESCHAMPS

C'est un Vernet.

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