‹ uvres diverses de m. RogerChapitre 106 sur 235 · SCÈNE VllT · texte numérisé non relu

SCÈNE VllT

DESROSNA.IS.

Eh bien! vingt-quatre mille, et ne m'en parlez plus.

CAROLINE, de même.

C'est trop.

DESROSNAIS.

Mais un Vernet!

Oh! oh! en conscience?

DESROSNAIS.

C'est à prendre ou laisser.

DESCHAMPS

Voyez ! de ma science Me voilà bien payé ! Si je n'avais pas dit Que c'était... Rien n'est sot comme les gens d'esprit.

DESROSNAIS , avec ironie.

Vous ne le prouvez pas.

DESCHAMPS

Vous êtes trop honnête.

Allons , n'y pensons plus; la folie en est faite.

CAROLINE, à Desrosnais.

Mais est-il bien possible?

DESCHAMPS

Ah! çà, j'emporte.,..

DESROSNAIS.

Quoi?

DESCHAMPS

Le tableau.

DESROSNAIS.

Mais, monsieur....

DESCHâ^MPS.

Vous pensez bien , je croi , Que sur moi je n'ai pas une aussi forte somme.

DESROSNAIS.

Monsieur....

DESCHAMPS

Me prenez-vous pour un malhonnête homme?

DESROSNAIS.

Oh! non pas, monsieur, mais...

DESCHAMPS

Savez-vous que mon nom Vaut mieux que de l'argent?

DESROSNAIS.

Je ne vous dis pas non.

( bas.)

T'en iras-tu bavard?

DESCHAMPS

Mais pour vous satisfaire, Monsieur, dès ce moment, je cours chez mon notaire... Ou plutôt à la Bourse; en un quarl-d'heure au plus J'y puis honnêtement gagner dix mille écus;

(bas à Desrosnais.)

J'y vole.... et je reviens. Chez vous je vais attendre.

Messieurs les amateurs , que je vais vous surprendre ! En exposant chez moi ce chef-d'œuvre étonnant, Je veux en quinze jours rattraper mon argent.

(Il sort.)

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