SCÈNE YÎJI
LE ROI, FÉDÉRIC
LE ROI
Le duc de Ralitz! mon gendre! m'expiiuiicras-tu cette énigme?
FÉDÉRIC
Nous n'en avons pas le temps. Sachez seulement qu'on iious congédiait; que, pour parer le coup, sans pourtant vous découvrir, j'ai supposé, ou plutôt laissé croire, que vous étiez un grand seigneur déguisé, un duc, enfin le duc de Kalitz; que, par malheur, ce duc est précisément l'époux que, sans le connaître, on destine à Eliska ; qu'il arrive dans huit jours pour la noce ; qu'on vous prend pour lui ; qu'il fiiut ou partir sur-lechamp, ou vous découvrir, ou chercher à plaire sous sou nom.
LE ROI
Le choix n'est pas douteux, mon ami; soyons le duc de ïvalilz. C'est, par parenthèse, le meilleur et le plus aimable officier de mon armée. Ce n'est pas la première fois que nous nous serons trouvés en rivalité. Mais s'il s'avisait de venir avant huit jours! Lemberg, où il commande, n'est qu'à vingt milles de ce château.
FÉDÉRIC
Pour plus de sûreté, expédiez-lui, ainsi qu'au jeune comte Henry, un ordre d'y rester huit jours encore.
LE ROI
Excellente idée! ils me sont utiles là, d'ailleurs, et me gêneraient fort ici. Prépare l'ordre; mais comment r enverrons-nous ?