SCÈNE III
BONÉZI, RICARDO.
RICARDO
Vous désirez, dit-on, me parler un instant.
De grâce, hâtons-nous; car j'ai plus d'une affaire.
Çà, de quoi s'agit-il?
i64 LA DtPE DE SOI-MÊME,
EONÉZl j d'un ton mielleux .
Vous connaissez, j'espère , Mon amitié pour vous -^
RICARDOj d'un ton demi-railleur.
Oh ! oui , fort bien ! Après ?
BONÉZI.
Votre l)onheur m'est cher.
mCARDO.
Laissons mes intérêts.
Qui vous fait me mander ?
BONÉZI.
Mon amitié, vous dis-je.
Ricardo, vous avez une fille... un prodige D'esprit et de beauté; je lui trouve un parti... Un jeune homme charmant, qui l'aime et lui plaît.
RICARDO
Qui?
BONÉZI.
Seîmours.
RICARDO
Seîmours !
BONÉZI.
D'où naît cette surprise extrême?
RICARDO
Lui! l'époux de ma fille 1... 11 ne l'aurait pas même Sans dot.
BONÉZf.
Et la raison ?