ACTE II, SCENE V
BONÉZI.
J'ai...
( à pari.)
Mais qu'alla is-je faire ?
A son malheur du moins il faut le préparer ; Ne risquons pas d'abord de le désespérer.
SELMOURS.
Vous paraissez troublé... Craignez-vous de m'instruire Du résultat?..
BONÉZI.
Qui ? moi ! point du tout.. . (à pan.) Que lui dire ?
(haul.)
Soyez tranquille... allez... vous épouserez.
SELMOURS, effraye.
Moi !
BOWÉZI, lui senanl la main.
Oui... Mais, mon cher ami , les pères !. . . Ah! pourquoi L'intérêt est-il donc toujours ainsi leur guide?... Mais celui-ci, surtout, c'est une ame sordide. Un être dur et vain...
SELMOURS, impatienté.
De grâce, expliquons-nous.
BONÉZI.
Je vous dirai tout. Mais, mon ami, calmez-vous, Et pas de désespoir...
DUBOIS, feignant d'Atre fàclié .
Vous disiez an roiilraire...
ina LA DUPE DE SOI-MÊME,
BOi\ÉZl.
Ah! lie m'en voulez pas; j'ai mis dans cette affaire Plus de zèle et d'ardeur que vous n'en eussiez mis.
SELMOURS.
Oh! je n'en doute point.
BONÉZI.
Je me suis compromis.
Il ne m'a répondu qu'avec une arrogance...
SELMOURS.
Que je suis désolé!...
BONÉZI.
Pourquoi? plus de constance; Parce qu'un père avare, ignorant et grossier Vous refuse sa fille, irez- vous vous noyer?
SELMOURS.
Non pas; mais si le père... en son refus s'obstine...
BONÉZI.
Eh bien! que ferez- vous?
SELMOURS.
Je quitterai Messine.
BONÉZI,
Corbleu! j'en aurais donc ainsi le démenti? Non; vous embrasserez un tout autre parti. Restez, et que le père...
Et que me sert tralteiulre?
Il l'clusc sa nilc.
LONÉZI.
F.li bien ! il faut la pnMulio.