‹ uvres diverses de m. RogerChapitre 92 sur 235 · SCÈNE I. 23i · texte numérisé non relu

SCÈNE I. 23i

La fortune envers vous vainement a des torts; Votre ame est une dot qui vaut tous nos trésors.

Vous supposez , monsieur , la fortune fidèle : Mais que l'époux un jour ait à se plaindre d'elle ; Quels reproches!... j'en ai vu maint ^ejnple.

DESROSNAIS.

Vous?

Dussé-je aussi jamais ne trouver un époux,

Je ne peux ni ne veux lui devoir ma richesse :

Je veux pouvoir l'aimer, sans vendre ma tendresse 5

Non pointpour ses bienfaits, mais par goût, mais par choix,

Et lui donner autant que de lui je reçois.

Vous me désolez... Quoi ! si vous aimiez vous-même?...

Non... je m'en défendrai... je suis libre... Si j'aime, Je veux un ami tendre et non un protecteur; J'épouse mon égal , mais non mon bienfaiteur.

DESROSNAIS.

Pouvez- vous présumer?...

J'entends quelqu'un , je pense.

DESROSNAIS, à part.

Je ne pourrai jamais vaincre sa résistance.

a.'u CAROLINE.

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