SCENE II. ur
Si je vous servais seule. A quoi bon , dites-moi , Ce valet arrivé d'avant-hier? pourquoi?
C'est me faire un affront! Suis-jc déjà d'un ùge A ne pouvoir encor gouverner un ménage?
DESROSNAIS.
Mais tu grondes toujours !
FRANÇOISE
Eh! n'ai-je pas raison ?
Ce Deschamps m'est suspect.
DESRO.SWATS.
C'est un brave garçon.
FRANÇOISE
Ah ! je ne sais... ses yeux... et sa mine sournoise... De lui je me défie.
Allons, allons, Françoise, Tu ne vois que voleurs !
FRANÇOISE
Eh ! ne dirait-on pas Qu'ils sont si rares !... Mais, je m'en vais de ce pas Visiter des marchands, courir toute la ville. Sans vanité, monsieur, je vous suis bien utile; Car, avec leur esprit , tous ces pauvres garçons S'entendent au ménage, ah! Dieu sait!... Finissons. Aurez-vous aujourd'hui, ma belle demoiselle, Quelqucordreà me donner? Vous connaissez mon zèlo.
CAROLINE , avec hontô.
Non , je vous romcrcic.
FRANÇOISE
Ah! combien je voudrais Vous servir quelque jour tous les deux ! Je serais
( regardant son maîlre.)
Bien contente... et quelqu'un encorplus...Maischimèrcî Vous nous quittez , dit-ou : cela me desespère ; Et c'est bien mal vraiment ! quitter ainsi les gens Qui vous aiment!... Adieu... je m'en vais, car je sens Que je vous gronderais.
Adieu , bonne voisine.
(apercevant Dubreuil.)
Voici Dubreuil.
FRANÇOISE
Adieu, mam'selle Caroline.
(Elle sort.)