A LA BIENFAISANCE
IMesse 9 idole cla vulgaire , Toi qui , reine de l'univers , * Toujours redoutable et légère , Donnes des sceptres ou des fers , Le peuple , ébloui des richesses^ Envie à ceux que tu taresses Des biens trop souvent dangereux^ A tous ces giainds le cceur du sage Envie un plus noble avantage :
Ils peuvent' faire des heureux ! *
Bienfaisance , ô vertu sacrëe !
Noble attribut des immortels ,
Pour toi rhomme y aux beaux jours d' Astree ,
Eleva les premiers autels.
Dans ce soleil, dont Tjnfluence
De nos fruits mûrit la semence ,
C'est loi que Thomme réve'rait :
pané tous ces globes lie lumière
Qui niivent p«ir nous IcHir carrtère ,
C'est toi seule qu'il adorait.
De ce Dieu , dont la main puissante Soutient notre fragilité.
ODëS. 121
La voix ineffable et touchante
M'annonce la divinitc^.
S'il ne se' montrait a la terre
Qu'au bruit affreux de son tonnerre ^
Armé de »es flèches de feu ^
A ces traits je pourrais connaître
L'arbitre du monde et mon maître :
Je chercherais encore un Dieu.
La nature prudente et sage Unit tous les hommes entr!eux ; Ta main ^ confirmant son ouvrage , Resserre ces utiles nœuds :
C'est toi dont le charme nous lie A nos maîtres y à. la patrie , Aux auteurs même ae nos joups ; C'est toi dont la vertu féconde Réunit l'un et l'autre monde Par un commerce de secours.
Des fortunes , à ta présence ^
Disparaît l'inégalité ;
Par toi les biens de l'opulence
Sont les biens de la pauvreté ;
Sans toi la puissance suprême ;
Et la pourpre et 4e diadème^
Brillent d'un éclat odieux ;
Sans toi , sur ce globe où nous somitaes ^
Les rois sont les tjrxins de hommes :
Il sont par toi rivaux des dieux.
A ce monarque ^ ton image y Qui nous dicte tes sag'çs loiS;
OEW. DIV. 11
Qui portent les feux , les tempêtes., £t les oragels dans leurs flancs; Tandis que sur nos champs arides .
Ils versent ces torrens rapides^ Qui vont au loin, les arroser :
Armes des ëclairs, du tonnerre , Même en fertilisant la terre p .
Ils menacent de Tembraser.