PARTIE II, CHAP. X
je la prends cette liberté, dit Sancho d'un air mécontent ; je parle tant qu'il me plaît de* yant mon maitre, et Seyant d'autres qui font
souyent les messieurs , et qui peut-être
Suffit , je m'entends.
L'écujer de l'inconnu prit alors Sancho par le bras : Frère , dit-il , yenez avec moi , nous jaserons tout à notre aise : laissons nos maîtres se raconter leurs amours ; ils en ont au moins jusqu'à demain. Je le yeux bien , reprit San> cho; je ne serai pas fâché de yous faire yoir qui je suis , et de quel bois je me chauffe lors> qu'il s'agit de babiller. Les deux écuyers se retirèrent ; et notre auteur abandonne les maîtres pour nous raconter la conyersation qu eurent ensemble leurs yalets.